Conseil d’entraînement – Numéro 8

eight-146661_1280Même si ça peut paraître beaucoup à apprendre et à faire avant de passer aux « choses sérieuses » que sont la compétition et la performance, assurez-vous de maîtriser les techniques de base du sport que vous adoptez.

Pourquoi faut-il maîtriser ces techniques (que je vous devine me demander, un brin incrédule) ?

Il y a plusieurs excellentes raisons, dont les suivantes, en ordre décroissant d’importance :

  1. Ça diminue le risque de blessure,
  2. ça augmente l’efficacité des mouvements, donc la performance que l’on peut atteindre, mais aussi
  3. ça réduit le besoin de force musculaire brute, et d’endurance profonde, pour une performance donnée, et, finalement,
  4. ça diminue les chances d’avoir l’air con pendant une compétition ou un entraînement de groupe.

Admettez que personne n’aime avoir l’air con pendant une course, ou avec des copains d’entraînement, même si c’est la moins importante raison de maîtriser les techniques de notre sport. Je vous pardonnerais de penser que c’est peut-être la raison qui vous préoccupe le plus.

Alors, (je vous devine vous demandant), quelles sont ces techniques de base qu’il faut maîtriser ?

Très bonne question !

C’est d’ailleurs ce qui constituera le sujet des trois prochains conseils, pour la course à pied, le vélo, et la natation de triathlon, respectivement.

À bientôt !

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Regarder derrière pour mieux aller de l’avant

Execice, Bouger, Entraînement, Santé, Condition Physique

Une grande pelouse à tondre ?

En course à pied, on dit souvent qu’il vaut mieux foncer, aller de l’avant, sans se préoccuper de qui nous poursuit. Il ne faut pas regarder derrière, car alors on perd le focus sur sa propre performance.

En général on dit souvent qu’il ne faut pas s’en faire avec le passé, que seul l’avenir est important, et qu’il faut donc seulement regarder devant, et foncer.

J’ai tendance à être d’accord avec ça.

Sauf en matière de santé et de condition physique.

Voici pourquoi :

En tant que société, nous avons passé le dernier siècle environ à systématiquement réduire, voir même éliminer complètement, les demandes physiques que nos existences imposaient auparavant à nos corps.

De simplement vouloir rendre nos vies plus faciles, nous en sommes venus à considérer qu’il faut « se ménager », faire le moins d’effort possible, au quotidien.

Nous avons fait ça dans le but de ne plus « nous tuer à l’ouvrage », ce qui est très raisonnable. Mais c’est aussi devenu une philosophie qui fait fi de la réalité biologique : Pour être en santé, nos corps ont besoin de bouger !

Je ne veux pas dire que tout le monde vit une vie de loisirs et que personne ne travaille fort physiquement. Je sais que ce n’est pas le cas.

Mais l’invention d’outils mécaniques de toutes sortes, de la simple scie circulaire électrique à la moissonneuse-batteuse, ont en effet grandement réduit la quantité de travail physique nécessaire au quotidien.

Et ça se voit plus près de chez nous.

Par exemple, étant moi-même (depuis peu) propriétaire d’une maison avec un beau (et assez grand) terrain, j’ai constaté l’éventail d’outils et de machines qui peuvent me rendre la tâche d’entretenir tout ça beaucoup plus facile.

Beaucoup moins exigeant en termes physiques.

D’où la photo en début de ce billet.

Épargner du temps

Vous avez une grande pelouse à tondre ? Ça vous prend un tracteur-tondeuse ! Parce que sinon c’est beaucoup trop dur, et ça demande beaucoup trop de temps…

Et voilà précisément comment tout se justifie de nos jours : par la consommation de temps. C’est un sujet que j’ai déjà abordé ; on en parle surtout en matière de préparation de repas à partir d’aliments frais, pour dire que bien manger demande trop de temps.

Mais de façon plus générale, et de façon sournoise, nous sommes tous coupable de vouloir épargner du temps au quotidien. Que ce soit en prenant l’auto au lieu de marcher ou de faire du vélo pour se déplacer, en mangeant des repas au restaurant (ou pire, de la malbouffe aux restaurants rapides) au lieu de s’en faire à la maison, en utilisant un tracteur-tondeuse au lieu de tondre sa pelouse « à la main ».

C’est même dans l’utilisation d’une perceuse électrique au lieu d’un bon vieux tournevis, ou d’une scie électrique au lieu d’une égoïne.

Quoi ? Je crois vous entendre dire que la perceuse et la scie, ça rend le travail de percer, visser, ou couper tellement plus facile. Alors pourquoi s’en passer ?

Oui, en effet, si vous devez percer, visser, ou couper à longueur de journée, donc si vous travaillez en construction (et que vous bougez donc déjà beaucoup), ce sont de bons outils à utiliser.

Mais pour faire un trou de temps à autres, pour visser une vis par mois, ou pour couper un bout de bois à l’occasion ? Même pour un petit projet de rénovation, d’une durée très limitée. L’effort physique que ça demande n’est pas une mauvaise chose.

Vous croyez sans doute que j’exagère, mais les petites choses font partie intégrale de la problématique générale. Comme on dit (surtout en anglais) : La pente est douce, mais elle est glissante…

Le problème

Voyez-vous, le problème est que nous nous sommes lancé sur cette trajectoire avant de vraiment comprendre comment notre corps fonctionne. Nous avons fait de la réduction de l’effort physique une norme avant de réaliser qu’en fait notre corps a besoin de bouger pour être en santé.

Oh, il est vrai que nous mangeons aussi plus qu’avant, et de la nourriture plus riche en calories. Cet apport alimentaire est démesuré, compte tenu de la dépense quotidienne de la moyenne des gens. Il faut changer nos habitudes alimentaires, c’est certain.

Mais il faut aussi comprendre que nos corps ont besoin de bouger beaucoup plus qu’ils ne le font présentement. Il faut prendre conscience de tout ce que nous faisons pour ne pas avoir à faire de travail physique au quotidien.

Et changer ces habitudes.

Il faut regarder derrière nous et remarquer toutes ces activités que nous ne faisons plus, afin de mieux aller de l’avant avec de meilleures attitudes face au mouvement. Pour bouger plus, il faut prendre conscience des opportunités de mouvement souvent manquées… et prendre le temps.

Du temps pour quoi au juste?

Et le temps que ça demande ? Qu’allons-nous faire pour combler le déficit ?

Ça dépend, bien sûr :

D’abord, à quoi utilisons-nous ce temps « épargné » par les outils et les machines ?

Si c’est pour regarder du sport à la télévision, la question ne devrait pas se poser. Si c’est pour aller au gym faire du CrossFit, on peut s’épargner aussi beaucoup d’argent tout en faisant pratiquement la même chose. Si c’est pour aider les enfants avec leurs devoirs, c’est une autre histoire.

Et même dans ce dernier cas, l’exemple d’un parent qui fait du boulot physique à la maison, prenant une pause de temps à autres pour vérifier le progrès des devoirs, c’est en soi très éducatif.

Ensuite, il nous incombe peut-être de prendre un peu de recul et d’évaluer nos priorités.

Foncer en avant à toute allure, sans prendre le temps de s’assurer de faire les bonnes choses, n’est pas seulement une perte de temps, mais une source de frustrations.

À vrai dire, on oublie souvent qu’il n’y a rien de pire que de faire rapidement, et souvent, des choses qui ne sont pas utiles. Et si quelquechose vaut vraiment la peine d’être fait, ça vaut la peine de prendre le temps de le faire.

Santé, Exercice, Bouger, Condition Physique

Voici un excellent moyen de faire de l’exercice.

Par exemple, votre pelouse a-t-elle besoin d’être tondu aussi fréquemment, ou aussi courte, ou encore tout d’un coup ? Pourquoi ne pas en faire une partie à la fois, à la bonne vieille façon, et s’en servir comme exercice à la place ? Et la laisser pousser un peu plus, de sorte à ce qu’elle soit plus naturellement en santé elle aussi ?

Aller de l’avant

Peut importe, en réalité, les choix spécifiques pour bouger plus. En autant que ces choix sont faits de façon consciente, de façon explicite, et non par défaut.

Une fois que l’on a réalisé ce que le passé récent nous a enlevé comme opportunités de mouvement, il faut garder en tête le principe à suivre pour aller de l’avant : Moins on en fait, moins on est capable d’en faire.

Choisissez d’en faire plus, au quotidien. Ça vous paraitra moins difficile que vous ne le croyez maintenant, et ça pourrait vous empêcher de devoir vous rendre au gym pour bruler, comble de l’ironie, les calories que vos tondeuses, souffleuses, scies et perceuses électriques, et autres outils vous ont épargnées…

Crédits photo : Sophie Tremblay-Paquet

Ceci n’est pas une cure de désintoxication

Nourriture, Santé, Aliments, Detox, Cure

Un repas ordinaire, pour autant qu’on s’en donne le temps.

Ce n’est pas non plus un mélange de « super aliments » destiné à prévenir le cancer.

Ni un met extraordinaire qui demande de longues heures de préparation.

Non, c’est simplement un repas fait à partir d’aliments de base, à la maison.

(Ce n’est pas non plus une photo prise avec soin : elle a été prise au moment du repas, parce que l’idée de ce billet m’est venue en mangeant.)

Il n’y a rien de magique là-dedans ; cependant, ça demande tout de même du temps et un peu d’énergie.

Les ingrédients ? Rien non plus de miraculeux :

  • Des patates « grelots »,
  • des betteraves fraîches (pas en conserve),
  • du céleri (le pied au complet, tranché finement),
  • des piments (un rouge, un jaune, pour la couleur),
  • des échalotes (3, il me semble),
  • quelques noix d’acajou pour ajouter du croquant,
  • et un peu de poudre de noix de coco (parce que ma douce moitié y tenait).

Ce ne sont pas des ingrédients qui proviennent de notre jardin (pas encore), mais certains (betteraves et échalotes) ont été acheté dans un marché de fermiers locaux. Nous avons cette chance d’avoir le temps d’y aller parfois.

Non, à bien y penser, ce n’est pas une juste la chance d’avoir le temps. C’est le désir de prendre le temps. C’est la résolution de ne pas laisser la facilité et l’illusion de manquer de temps contrôler nos vies. C’est là le message de ce billet. J’y reviendrai dans de prochains billets.

Ingrédient final ? De la mayonnaise maison. C’est une habitude prise récemment, mais c’est très satisfaisant d’en faire. Et on sait exactement ce qu’on a mis dedans. On peut substituer juste de l’huile d’olives et un peu de vinaigre balsamique si on préfère une vinaigrette ordinaire. Mais avec une telle « salade de patates et betteraves », je recommande la mayo faite à la maison.

Ça ne prend que quelques minutes. Vraiment. C’est là le drame : On pense souvent que faire à manger demande énormément de temps ; ça en demande, mais pas tant que ça.

Au lieu de lire le journal, ou regarder la télévision, ou pire, lire des bêtises sur Facebook ou le Web au sujet des « vedettes » ou des équipes de sports professionnels, on peut utiliser son temps autrement.

Avant que je n’oublie, il faut faire cuire à la vapeur les patates et les betteraves. Puis les laisser refroidir un peu avant d’ajouter le reste des aliments (temps que l’on utilise à les couper). La mayo est idéalement faite à l’avance, mais ça peut être quelques minutes ou quelques jours, ce n’est pas important.

Et je crois que ma blonde a ajouté quelques épices (un peu de sel, des flocons de piments forts) pendant que j’avais le dos tourné. C’est au goût.

Nourriture, Santé, Aliments, Detox, Cure

Prise 2. Sans aucune arrière pensée…

Donc, ceci n’était pas un met extraordinaire, et ce billet n’était pas une recette. Pas tout à fait. Mais c’est très bon, alors on en reprend, sans aucune pensée au sujet du nombre de calories.

Et même si ce mélange de légumes et de patates et de mayo maison n’est pas une cure de désintoxication, je peux vous garantir que c’est très efficace pour mesure le temps que prend un repas à être digéré. (Ce qui peut être très utile comme information, parce que l’on se pense souvent constipé, ou alors on associe des sensations à certains aliments ou mets mangés quelques heures auparavant, sans vraiment comprendre combien de temps notre système digestif prend pour traiter ce que l’on mange…)

Parce que quand ça passe à « l’autre bout » après 12-36 heures, on le remarque aisément.

Faites-en l’expérience ; vous m’en donnerai des nouvelles.

Crédits images : Sacha Veillette

Conseil d’entraînement – Numéro 7

Prenez votre temps.number-437925_1280
C’est simple comme conseil, mais c’est en fait bourré de sens. Voici les trois principaux :

1) Soyez patient et laissez le temps faire les choses ; n’essayez pas d’aller trop vite dans votre progression. Surtout lorsqu’on est plus âgé, ou que l’on commence sur une base de sédentarité de longue date.

2) Entraînez-vous sur une base de temps ; votre corps ressent un stress physiologique durant l’entraînement, et il le ressent sur une base de durée, pas de distance. Alors planifiez vos entraînements sur une base de temps (comme 30 minutes, 45 minutes, etc.), écoutez votre corps au fil des entraînements, et laisse-le se développer à son rythme en le stressant raisonnablement, au lieu de lui imposer des performances arbitraires de distance.

3) Apprenez les choses dans l’ordre. Les “conseils” (des trucs et des astuces, vraiment, pas des conseils) des pros et des élites peuvent faire de petites différences pour des athlètes déjà bien expérimentés, si ce n’est pas votre cas, vous pouvez accomplir bien plus en maîtrisant d’abord la base de votre discipline sportive.

Crédits image : Pixabay

Conseil d’entraînement – Numéro 6

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Bien que les entraînements de type intervalles soient excellents pour le cardio et la forme physique en général (voir le conseil d’entraînement #5), sans une bonne base d’endurance votre corps n’apprendra pas à utiliser ses lipides de façon optimale comme carburant. Vous n’aurez ainsi pas les réserves nécessaires à de très longs efforts, et vous ne pourrez pas vous sentir bien et fort au cours d’événements durant 3 heures et plus.

Donc, pour la majorité des gens « normaux » qui veulent faire un marathon ou un triathlon plus long qu’un triathlon « sprint », l’entraînement d’endurance doit être la composante principale du programme.

Devinez pourquoi Endurathlon s’appelle ainsi…

Crédits image : Pixabay

Conseil d’entraînement – Numéro 5

pay-634910_1280Faire des intervalles, soit l’alternance de périodes à haute et à faible intensité pendant un entraînement, est sans aucun doute la meilleure façon d’améliorer son cardio, et à court terme, sa condition physique. (D’où la popularité marquée de très courtes séances avec beaucoup d’intensité, puisque ça ne demande pas beaucoup de temps, et on en ressent les effets bénéfiques.)

Pour bien faire ce genre d’entraînement, gardez en tête que pendant les phases à faible intensité, il faut vraiment aller lentement, et pendant les phases à haute intensité, il faut vraiment se donner. C’est la clef du succès, et ce, peu importe le sport.

Ne pas se donner à fond (ou tout au moins à l’intensité prescrite) pendant les phases à haute intensité ne donnera pas les résultats attendus. Garder une intensité trop élevée pendant trop longtemps, surtout lorsqu’on devrait être en phase à faible intensité, est une excellente façon de se blesser ; la récupération, au cours de ce genre de séance, est très importante (comme toujours).

Crédits image : Pixabay

Vive la différence ! Vivre la différence ! (première partie)

Courir, Triathlon, Course à pied, Entraînement, Santé

Il vaut parfois beaucoup mieux y aller à plusieurs…

Il faut célébrer nos différences!

Par exemple, certains sont des coureurs, d’autres des marcheurs, certains même des triathlètes, et c’est très bien ainsi. Certains ont un talent naturel, d’autres moins, mais tous ont un potentiel d’endurance qu’ils travaillent à développer, alors tout va bien. Certains sont des hommes alors que certaines sont des femmes, mais ça, c’est une autre histoire… sur laquelle je reviendrai dans un autre billet.

Parce qu’aujourd’hui je veux vous parler de différences très importantes qui valent la peine d’être étudiées par les coureurs et coureuses, marcheurs et marcheuses, triathloniens et triathloniennes : il s’agit des différences entre s’entraîner seul (ou seule), et s’entraîner en équipe (ou tout le moins, en groupe).

Pour faciliter la comparaison, j’ai fait classification basée sur certaines phases de l’entraînement quotidien ; bizarrement, ça a des similarités marquées avec les phases d’une saison. Vous pouvez donc interpréter des deux façons… (Ce qui suit est juste un peu en blague, mais sur un fond de vérité tout à fait solide.)

Phase 1: Le lever

Seul, le lever est pénible. On aimerait bien rester au chaud, se reposer davantage, dormir encore un peu.

En équipe, le lever est moins pénible, car on sait qu’on n’est pas seul à devoir le faire. On sait que des gens comptent sur nous, nous attendent, et doivent aussi se tirer de leurs lits douillets…

Phase 2: Commencer

Seul, commencer l’entraînement est très dur. Se mettre en mouvement amène des sensations de muscles raides et d’articulations grinçantes. Ça nous fait parfois penser que nos corps ne sont pas fait pour l’exercice, ce qui est faux.

En équipe, commencer est bien moins difficile puisqu’on peut jaser et se distraire avec ses coéquipiers. On ne songe pas à nos petites raideurs, occupés comme on l’est à se raconter sa semaine d’entraînement ou les derniers potins. Très rapidement, on prend le rythme et ça devient facile. On oublie de songer si on est fait pour ça ou pas, et on y va.

Phase 3: Continuer

Seul, il faut pousser et souffrir en silence, serrer les dents et combattre la tentation d’arrêter plus tôt que prévu. Surtout quand on a bien d’autres choses à faire.

En équipe, on prétend ne pas trouver ça fatigant parce que les autres autour de nous n’ont pas l’air de souffrir. Et deviner quoi : s’en donner l’air contribue à amoindrir les petites souffrances et la fatigue de l’exercice. Tout le monde y gagne. Et puisque les autres y dédient le temps, nous aussi.

Phase 4: Finir

Seul, on termine « enfin! » et on a tendance à aller s’écraser devant la télé, ou à aller faire un roupillon, sans prendre le temps de s’étirer et de manger le combien important repas de récupération tôt après l’entraînement.

En équipe, on se rend à peine compte que l’entraînement tire à sa fin tellement on a pas vu passer le temps. Puis on suit l’exemple en s’étirant, au moins un peu, et souvent en allant prendre un snack de récupération en groupe. On optimise par là même sa récupération.

Conclusion

Donc, en résumé, et de façon très sérieuse, il y a une plusieurs différences importantes entre s’entraîner seul et s’entraîner en équipe. Vive la différence !

Si vous aviez encore besoin de raisons pour vous joindre à une équipe ou un groupe pour vous entraîner, vous voilà servis. Vivez la différence !

Si vous songez à vous entraîner pour un des nombreux événements à venir au cours de l’été, ou encore tôt à l’automne, quelques minutes de recherche sur les groupes actifs dans votre voisinage pourraient rapporter gros.

Et si vous êtes au Saguenay, revenez jeter un coup d’œil ici, car je commencerai bientôt à organiser des sorties de course à pied et de vélo dans ce coin de pays où je m’apprête à aller m’installer…

Courir, Santé, Entraînement, Triathlon, Équipe, Groupe

Même pendant les courses, ça peut être agréable de courir avec un groupe. Comme dans ce cas-ci, où je m’étais trouvé deux accolytes pendant un demi-marathon…

Crédits images : Sacha Veillette et Shipyard Maine Coast Half Marathon.

Conseil d’entraînement – Numéro 4

display-158387_1280Ne négligez pas la technique.

En entraînement pour des sports comme la course à pieds et le triathlon, la technique est aussi importante que l’endurance. En fait, les deux vont de pair.

Dans l’eau, ou l’hydrodynamisme est le facteur critique à la performance, une bonne technique (posture et mouvement) réduit la résistance que le corps rencontre à un point tel qu’il est plus efficace de développer sa technique que sa force musculaire pour aller plus vite et dépenser moins d’énergie.

En vélo et en courant, de bonnes techniques améliorent l’efficacité du mouvement (dépense énergétique moindre pour une vitesse donnée) et réduisent la probabilité de blessure.

Histoire de bien saisir, penser à l’analogie suivante :

Si vous voulez avoir une auto très performante (qui peut aller loin, ou vite, ou les deux), 
vous aurez beau y faire installer un très gros moteur (coeur et muscles très forts) et un très gros réservoir à essence (réserves d’énergie), si vos roues sont carrées (mauvaise technique), le voyage ne sera pas sans heurts et dégâts…

Mais n’ayez crainte : Ce n’est pas si compliqué que ça, la technique. Un bon coach peut vous apprendre…

Crédits image : Pixabay.

Courir nu

Courir, Entraînement, Marathon, Équipement

Photomontage pour être un peu provocateur. Aucun coureur n’a été blessé, ou déshabillé, pour cette image.

Non, il ne s’agit pas de faire un marathon dans un camp de nudistes (quoique je ne serais pas vraiment surpris d’apprendre que ça existe). Ni de vraiment courir nu, bien entendu. Par « courir nu », je veux simplement parler de courir sans tous les artifices modernes qui nous aident à courir, mais qui deviennent aussi un peu trop accaparants.

(Mais je dois avouer que le titre se veut provocateur, histoire d’attirer plus de lecteurs. On verra bien si ça fonctionne…)

Imaginez-vous un peu comment ça se passait quand nos ancêtres couraient après leurs proies dans la savane africaine. Ou encore comment les messagers, à pied, couraient d’un village à l’autre, de l’antiquité à l’âge préindustriel (non, pas tous les messagers étaient transportés par des chevaux). Ou encore comment les coureurs et coureuses d’il y a quelques années à peine faisaient leur « jogging » (OK, sans les survêtements de l’époque, car ça c’était vraiment horrible – on aurait préféré qu’ils et elles soient vraiment nus et nues).

Il y a très peu de temps, et ça semble devenir encore plus prononcé depuis 2-3 ans, que nous courons avec autant de gadgets, certes très utiles, mais des gadgets tout de même. Alors, je nous pose la question, et je tente d’y répondre : de quelles façons peut-on « courir nu », et pourquoi le ferait-on? Voyons un peu :

Courir sans bidule à musique

Pour être davantage à l’écoute de son corps, de son environnement, et parfois de la personne avec qui on court… En fait, peut importe son niveau d’expertise en course à pied, il est fortement recommandé de courir au moins de temps en temps sans écouter de musique afin de mieux entendre le bruit que nous faisons en courant, soit l’impact de nos pas sur le sol, et notre respiration. Ce faisant, on est également plus apte à remarquer les petites choses comme les autos qui risquent de nous happer, les vélos qui arrivent derrière nous et pourraient nous faire sursauter, les gens qui nous disent bonjour, et ainsi de suite. D’ailleurs, c’est pourquoi les entraîneurs recommandent fortement de ne pas écouter de musique en courant, à moins d’être dans un environnement complètement sécuritaire. Le facteur sécurité est très important.

Courir sans bidule GPS

Pour se concentrer sur là où on est, et non le détail de la distance parcourue, et la vitesse à laquelle on va. Même si la plupart des programmes d’entraînement sont conçus en fonction de distances à parcourir, et que les temps de complétion de marathons et demi-marathon sont un sujet très important pour plusieurs coureurs, courir de temps en temps sans regarder son GPS peut nous aider à relaxer un peu.

Courir sans cardio-fréquencemètre (bidule moniteur de pulsations cardiaques)

Pour ne pas trop s’en faire si on n’est pas « dans la bonne zone » ou si on ne pousse pas assez fort cette fois-ci. Ou si on pousse plus que ce qu’on avait prévu. Trop de discipline et trop de science dans l’entraînement font que l’on perd parfois le plaisir qu’on a à s’entraîner. Sans compter qu’à force de focuser sur les chiffres, on risque d’en oublier d’écouter son corps.

Courir sans montre

Pour ne même pas compter le temps, et simplement se concentrer sur le plaisir de courir, sur les sensations qu’on éprouve. On oublie souvent de le faire. Courir sans montre, sans moniteur cardiaque, sans GPS et sans iPod, c’est tellement proche de courir complètement nu comme sensation que ça rend beaucoup de gens très inconfortables.

C’est sans doute un signe qu’on devrait se forcer à le faire de temps en temps.

Quoi encore? Ah, oui, une ou deux choses :

Courir sans souliers

Pour apprendre à courir « correctement », ou simplement pour tenter l’expérience, sur une belle grande pelouse bien moelleuse, ou encore sur une plage, au chaud, près de l’océan (on peut toujours rêver). Pas dans la neige et le froid Canadien en tout cas… quoique j’en connais qui l’ont fait.

Courir vraiment nu

OK, si vous insistez, mais alors sur votre propre tapis roulant, dans le confort de votre foyer, et en portant au moins des souliers, car les tapis roulants, c’est dur sur la plante des pieds. Ce que vous décidez de faire quand personne ne vous regarde, ça ne regarde que vous… Mais je ne vous le recommande pas pour autant. Pourquoi se passer du confort que nous procurent les vêtements?

Tout de même, si quelqu’un entend parler d’un marathon dans un camp de nudistes, laissez-le-moi savoir… Simple curiosité professionnelle, bien entendu.

Courir, Marathon, Équipement, Entraînement

Il fait parfois froid à la fin d’un marathon (comme celui de New York) ; une chance qu’on ne court pas nu…

Crédits images :  Sophie Tremblay-Paquet et Sacha Veillette

Conseil de l’entraîneur – Numéro 3

three-146658_1280Même s’il est parfois tentant d’en faire plus que l’entraînement qui est à l’horaire, parce qu’on se sent bien, ou que l’on pense en être capable, n’en faites rien!

Du moins, pas sans en avoir parlé avec votre entraîneur d’abord.

En faire plus est très rarement une bonne idée. En fait, la meilleure façon de nuire à votre progrès est d’éparpiller vos efforts en poussant trop fort, ou trop longtemps, au mauvais moment. Ou de faire simplement trop de volume et ne pas récupérer suffisamment.

Alors concentrez vous sur les entraînements à l’horaire, et faites confiance au temps et à la persistance; ça portera fruit, et ce sera plus sain à long terme que l’excès.

Les entraîneurs sont là pour vous aider à réussir. Encore faut-il suivre leurs conseils.

Crédits image : Pixabay.