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5 choses à faire en voyage (pour garder ou retrouver la forme)

  On trouve l’inspiration où l’on peut.

Tenez, par exemple, ce billet :

Ma femme et moi sommes présentement en Floride pour une conférence. Euh, ma femme est à une conférence, et moi je l’accompagne pour lui tenir compagnie et transporter ses baggages. (Bonne raison, non ?)

Ce petit voyage me rappelle une foule de choses au sujet de voyager quand on tente de garder la forme. Ou de la retrouver. Alors j’en profite (du voyage) pour vous en faire profiter (des conseils)…

Et comme les billets avec un chiffre entre deux et dix sont plus lus que les autres, j’ai résumé mon immense (!) corpus de conseils à cinq principaux.

1) Si vous prenez l’avion pour vous déplacer, portez des vêtements confortables et des chaussures de course, et marchez le plus possible.

À l’aéroport, n’allez pas simplement vous asseoir à l’aire d’embarquement dès que vous avez passé les contrôles de sécurité : faites une ballade, visitez l’intérieur de l’aéroport. Entre deux vols et pas particulièrement pressé d’attrapper le prochain ? Marchez au lieu de prendre les planchers roulant, escaliers roulant, trains inter-terminaux, etc. Saississez chaque opportunité de bouger…

2) Si vous voyagez en auto sur une longue distance, arrêtez vous fréquemment pour faire des exercises ou juste pour marcher.

Ça va vous aider à demeurer bien éveillé pour conduire, et ça rend la route plus agréable. Mieux encore : prévoyez votre itinéraire en fonction d’une pause « course à pied » ou rando dans un beau coin. Le déplacement fait aussi partie du voyage, alors pourquoi ne pas en profiter ? C’est bête de se stresser à se dépêcher d’aller quelquepart dans l’espoir d’y relaxer ; commencez à relaxer dès le début du voyage !

3) Sortez de votre zone de confort en essayant de nouvelles activités physiques ou sports.

Vous êtes à un endroit où personne ne vous connait ? Essayez un truc auquel vous n’êtes pas très bon, ou que vous n’avez jamais fait. Vous n’avez jamais fait de raquette ? Essayez ! Vous n’avez jamais joué au tennis ? Frappez quelques balles, ou prenez un cours ! Vous n’avez pas fait de bicyclette depuis votre plus tendre enfance ? Louez-en une et lancez vous ! Vous n’avez jamais fait de spinning parce que, comme je le pense, ce n’est pas vraiment de l’entraînement de vélo ? Ouvrez vos esprits à de nouvelles expériences, comme je viens de le faire !

4) Si vous allez dans le sud pour changer le mal de l’hiver de place, je vous en supplie, ne vous contentez pas de vous prélasser sur une chaise longue, de boire de l’alcool, et de manger.

D’abord, bouger va beaucoup plus vous aider à « décompresser » que de ne rien faire. Ou de vous empiffrer. La chaleur peut être accablante, mais juste se laisser dorer au soleil, quoique très bon pour le niveau de vitamine D, ne fait pas fondre les livres en trop. Alors profitez de la chaleur et du beau temps pour bouger. Et si vous partez dans un tout inclus pour vraiment relaxer, n’oubliez pas que l’alcool, c’est riche en calories, et simplement boire parce que c’est gratuit, c’est aussi dire à son corps que le cerveau n’est pas aux commandes. Faut être raisonnable. Finalement, une plage, c’est proche de l’eau, et l’eau, c’est bon pour y nager aussi, pas juste s’y laisser tremper pour se rafraîchir.

5) Ne faites pas que rompre avec la routine : installez-en une nouvelle, tant qu’à y être.

Les vacances, ou juste les petits voyages d’affaires (ou autres), ont de particulièrement bien qu’ils brisent la monotonie du train-train quotidien. Mais ça n’a pas à être temporaire. On peut se servir d’un voyage, ou d’un déplacement, pour mettre en place de nouvelles habitudes plus saines, comme une routine de marche quotidienne, éliminer certains aliments de son alimentation, ajouter quelques minutes de méditation calme à la fin de chaque jour, cesser de regarder autant de télé, etc. Ça prend parfois une cassure soudaine et complète pour changer ce genre d’habitudes ; un dépaysement peut très bien faire l’affaire au début. Après le retour, on peut se servir des nouvelles habitudes pour se remémorer ce plus récent voyage, et le faire durer un peu plus longtemps dans nos têtes…

Alors voilà ! Profitez-en ; chaque voyage est une opportunité de bouger, que l’on aille loin, ou pas. J’arrête là parce que c’est l’heure d’aller courir, pieds nus, sur la plage…

Crédits photo : Sacha Veillette

Mettre un pied devant l’autre (puis recommencer)

Santé, bouger, mouvement, exercise, condition physique, mieux être

Au fil des années comme entraîneur avec Team in Training, j’ai eu l’occasion d’accompagner de nombreuses personnes de la sédentarité à la complétion d’un premier demi-marathon, marathon, ou triathlon. Le plus souvent, ces gens commençaient en marchant au lieu de courir, précisément ce que nous, les entraîneurs, leur disions de faire.

Santé, course à pied, marche, triathlon, exercise

Entraîneur pour Team in Training

Ça m’a donné beaucoup d’expérience comme entraîneur, mais je considère que c’était d’abord et avant tout un privilège que de partager ces moments, autant les difficultés au fil des semaines que le succès final, avec autant d’individus qui ne s’en croyaient pas capables au début.

Voyez-vous, même si les médias nous bombardent d’images dans lesquelles il semble que seule la performance compte, où les « élites » et les « professionnels » sont le spectacle favori de la masse, et où on nous motive à consommer (du regard et de la bouche) au lieu de participer, les entraîneurs et ceux qui s’adonnent à des activités physiques régulières savent que tout le monde est capable d’être en bonne condition physique.

La biologie l’a montré abondamment : le corps humain, comme celui de tout autre animal, doit bouger régulièrement pour fonctionner correctement. Et pas seulement bouger un peu, mais bouger plus que ça, et même bouger beaucoup.

À présent (finalement), la médecine arrive au point de faire usage de ces connaissances fondamentales, et n’hésite plus (autant qu’avant) à carrément prescrire de l’activité physique au lieu de médicaments.

Ce qui manque, encore et toujours, c’est la conviction des gens « ordinaires » pour se mettre en mouvement. Parce que ça parait très difficile, pour toutes sortes de raisons :

  • C’est un effort physique, évidemment.
  • C’est du temps qu’il faut trouver, alors qu’on est tellement occupé.
  • C’est l’incertitude de ne pas savoir exactement quoi faire.
  • C’est parfois même le manque de soutiens de partenaires, parents, enfants, amis qui ne comprennent pas.
  • C’est une société entière qui semble avoir pour mission de nous épargner de l’énergie, et qui depuis une centaine d’années s’évertue à nous inventer des machines qui font le travail physique pour nous.

Alors que faire ? Comment se mettre, ou se remettre, en mouvement ?

Effort

À prime abord, il faut avoir la conviction (pas juste la prescription) qu’il faut bouger. Ça rend la chose plus facile. Il est urgent d’effacer de nos têtes l’analogie erronée selon laquelle le corps est une machine qui doit être « ménagée » afin qu’elle dure longtemps. C’est tout le contraire. Je dirais que le truc est de « simplement » ignorer tout le reste, et de juste faire un pas après l’autre. Ignorez que c’est un effort, et ça n’en sera plus un. Songez que ça vous fait du bien, et ce sera le cas.

Temps

Que faire pour avoir le temps ? On le trouve bien quand on s’assoit pour regarder la télé, ou scruter le fil de Facebook, ou lire le journal (oui, il y en a encore qui font ça), ou jouer à CandyCrush… Vous me direz que ces activités sont importantes « pour relaxer », et j’en conviens. Sauf que c’est ignorer, peut-être par manque d’expérience, à quel point bouger est aussi relaxant, en plus de faire énormément de bien physiquement.

Incertitude

Avez-vous remarqué ? Je n’ai pas mis « manquer d’encadrement » dans la liste des difficultés. Même si on peut être incertain au sujet des activités à faire, il y a énormément de ressources pour se renseigner, et il y a toujours eu plein de monde pour encadrer ceux et celles qui veulent bouger. Des centres de conditionnement physique, des entraîneurs, des « coach » personnels, ça pullule. Ça courre les rues, pour faire un jeu de mots très approprié. Il n’y a rien de tel que les conseils personnels d’un entraîneur, surtout au début, pour se lancer.

Soutiens

Quand c’est la famille et les amis qui ne semblent pas comprendre, la meilleure recette est sans doute de les amener avec nous. Bouger en famille, bouger entre amis, c’est toujours bouger dans la bonne direction. Relevez un défi ensemble, en vous inscrivant à un événement de marche ou vélo populaire. Mais si ça ne semble pas les convaincre, après avoir essayé, on peut toujours leur dire « n’attend pas que l’on doive te le prescrire » !

Société

Que faire au sujet de la société ? D’abord, s’en foutre, et faire ses propres affaires ; nous ne sommes pas des marionnettes que l’on peut contrôler, n’est-ce pas ? Ensuite, se rendre compte que la société, dans le fond, c’est nous tous, alors on peut choisir d’utiliser, ou non, ce qui est mis à notre disposition. Et peut-être, puisque c’est opportun ces temps-ci, on peut choisir de voter pour ceux qui travaillent pour rendre l’activité physique plus facile et sécuritaire.

Santé, marche, course à pied, condition physique, exercise

Commencez par marcher. C’est la meilleure façon.

Le plus dur à combattre, c’est l’inertie : cette tendance qu’on a à continuer à faire ce que l’on fait couramment. Si on ne bouge pas, on n’a pas tendance à vouloir bouger. Mais si on bouge déjà, on veut continuer à le faire.

Alors il importe de commencer, ou de recommencer, de quelque façon que ce soit. Aujourd’hui. Sans attendre.

Comment ?

Facile :

Mettez un pied devant l’autre, puis recommencez.

En un rien de temps, vous serez en mouvement, en train de marcher. Même pas besoin d’équipement spécial, ou de devenir membre d’un gym. La suite sera plus facile, pour autant que vous ayez commencé. La marche est une excellente façon de se mettre en mouvement, de vaincre cette inertie qui nous empêche de bouger.

Allez-y ! N’attendez pas de vous le faire prescrire… et revenez ici pour d’autres conseils, et des opportunités de marcher plus, et de bouger plus, au fil des prochaines semaines.

Crédits images : Pixabay, Sophie Tremblay-Paquet, et un ancien participant de Team in Training.

Conseil d’entraînement – Numéro 4

display-158387_1280Ne négligez pas la technique.

En entraînement pour des sports comme la course à pieds et le triathlon, la technique est aussi importante que l’endurance. En fait, les deux vont de pair.

Dans l’eau, ou l’hydrodynamisme est le facteur critique à la performance, une bonne technique (posture et mouvement) réduit la résistance que le corps rencontre à un point tel qu’il est plus efficace de développer sa technique que sa force musculaire pour aller plus vite et dépenser moins d’énergie.

En vélo et en courant, de bonnes techniques améliorent l’efficacité du mouvement (dépense énergétique moindre pour une vitesse donnée) et réduisent la probabilité de blessure.

Histoire de bien saisir, penser à l’analogie suivante :

Si vous voulez avoir une auto très performante (qui peut aller loin, ou vite, ou les deux), 
vous aurez beau y faire installer un très gros moteur (coeur et muscles très forts) et un très gros réservoir à essence (réserves d’énergie), si vos roues sont carrées (mauvaise technique), le voyage ne sera pas sans heurts et dégâts…

Mais n’ayez crainte : Ce n’est pas si compliqué que ça, la technique. Un bon coach peut vous apprendre…

Crédits image : Pixabay.

L’important, c’est de finir (mais surtout d’avoir commencé)

Exercice, course à pieds, compétition, entraînement

C’est quoi le plus important, finir ou commencer?

C’est un sujet qui revient fréquemment quand on parle à nos proches ou à des amis de nos activités de course à pieds, de triathlon, de natation, ou de vélo. Puisque le sport est surtout associé à la compétition, comme aux jeux olympiques ou à la télévision montrant le sport dit « professionnel », on se fait demander si on a « gagné la course » ou encore si on est très rapide.

Beaucoup de gens ne peuvent s’imaginer faire de l’activité physique en partie parce que nous avons été élevés à penser « plus vite, plus fort, plus loin » et ainsi de suite. C’est un gros problème quand on veut commencer à courir, en particulier, parce qu’on associe souvent la course à pieds à « courir le plus vite possible ».

En fait, il n’en est rien. Le truc, c’est d’aller au bon rythme pour la distance, ou la durée, que l’on veut parcourir.

Et ça, ça s’apprend.

Puisque la saison de « compétitions » est bien commencée, aujourd’hui j’aimerais particulièrement parler du courage et de la détermination de ceux et celles qui terminent bien à l’arrière du peloton. Qu’il s’agisse de leur premier marathon, demi-marathon, ou triathlon, certains se rendent au fil d’arriver en marchant, parfois bien après la grande majorité des autres participants.

Le temps que ça leur a pris n’est pas important. Le fait qu’ils ont réussi à se rendre l’est bien davantage. Que ces gens y soient arrivés après seulement quelques mois d’entraînement (incluant de longues heures d’entraînement tout compte fait) est un testament à ce que l’on peut accomplir avec de la persévérance, et un refus de se croire limité par la nature. (Ou un refus de se croire limité par ce qu’un prof d’éducation physique ne connaissant pas d’autre philosophie que celle de la victoire leur a inculqué pendant leur jeunesse.)

On dit parfois que faire un marathon, ou un ironman n’est pas à la portée de tout le monde. Je crois qu’il n’en est rien. Il est évident que nous n’avons pas tous et toutes le même physique. Nous ne pouvons pas tous « performer » au même niveau. Mais la leçon pour quiconque regarde passer les participants d’un marathon, par exemple, devrait être que ce que ça prend d’abord et avant tout, c’est de la volonté.

De la volonté pour s’entraîner, de la volonté pour le faire régulièrement, de la volonté pour bien manger et changer certaines habitudes, de la volonté pour ignorer les petits inconforts et les petites douleurs.

Et de la volonté pour continuer même quand on est fatigué, et pour finir même quand presque tout le monde a déjà fini sa journée.

L’important, c’est de finir.

Exercice, entraînement, course à pied, triathlon

L’auteur, à la fin d’un demi-marathon, loin derrière les gagnants (qui ne sont pas les deux autres sur la photo non plus).

Mais, ce disant, on commet encore une petite erreur. Parce qu’en réalité, finir un événement n’est pas la chose la plus importante.

Non, ce qui est encore plus important, c’est d’avoir commencé : Commencé à prendre sa santé assez à coeur pour s’être entraîné, pour avoir fait des semaines, des mois, d’exercice régulier. Puis, finalement, pour s’être pointé sur une ligne de départ avec plein d’autres gens; pas dans l’espoir de gagner, mais simplement pour se tester personnellement. Et pour le plaisir de bouger.

Ce que j’aime le plus comme entraîneur, c’est de voir quelqu’un qui n’y croyait pour ainsi dire pas au début, qui trouvait le premier 30 ou 45 minutes de longue course tellement pénible, ou qui avait peine à faire une longueur de piscine, finir un événement. C’est un accomplissement qui m’impressionne énormément, un dépassement de soi qui continuera de porter fruit longtemps après que les petites douleurs musculaires se seront estompées.

C’est ce qui donne tout son sens à être entraîneur. Pas la performance des premiers, pas la folie de vitesse de ceux qui ont le physique, ou l’habitude de s’entraîner fort depuis leur jeunesse, mais bien la ténacité de ceux et celles qui s’y mette plus tard dans la vie. Et qui se rendent à leurs lignes de départ.

Même si ça leur prend beaucoup plus longtemps à finir, leur coach est toujours très fier d’eux…

Et vous, qu’est-ce que vous attendez pour bouger? Avez-vous peur de ne pas être assez vite? Laissez-le moi savoir.

Et aller voir des courses (pas celles que vous voyez à la télévision); ça pourrait vous faire comprendre ce qui est vraiment important.

Crédits photo : Sophie Tremblay-Paquet