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Agissez résolument… sans liste de résolution pour 2016

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Prendre des résolutions en début d’année est une tradition pour nombre d’entre nous, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soit. Les traditions, ça permet de former des habitudes, et certaines habitudes peuvent être bonnes.

Cependant, abandonner ses résolutions semble être partie intégrale de cette tradition, ce qui n’est pas le résultat recherché.

Il se trouve, voyez vous, que faire une liste de résolutions est trop similaire à simplement espérer une vie différente. Sans un véritable plan, avec des actions réalisables qui nous amène vers le but ultime, une (longue) liste de désirs ne sert qu’à étoffer un rêve dans lequel nous avons le plus beau rôle, et dans lequel nous sommes meilleurs.

Mais au lieu d’être un objectif à atteindre, une liste de résolution devient en fait une prédiction du future : Un future dans lequel nous n’atteignons aucun de nos objectifs.

Tenez, par exemple, ce qu’il est advenu de ma liste de résolutions l’année dernière, même si elle n’était pas bien longue.

Sur cette liste, il y avait un item qui disait « apprendre à jongler 3 balles ». Pas quatre, pas cinq; juste trois. Assez simple, non ? À la portée de tout le monde, que je pensais, même de moi!

Alors je me suis lancé, en janvier 2015, avec un petit livre qui montrait la méthode.

Peu de temps après, déjà, la vie « normale » suivant son cours, les autres objectifs sur ma liste (et mes obligations quotidiennes, sans parler des événements majeurs comme les déménagements) ont eu raison de cette résolution. Je viens de retrouver les trois boules de pratique, et le petit livre, dans une des boîtes qui n’étaient pas encore ouvertes après le dernier déménagement…

Inutile d’ajouter qu’aujourd’hui, en janvier 2016, je ne suis pas encore capable de jongler.

Ce n’est pas dramatique, mais ça illustre ma thèse dans ce billet. Et force m’est d’admettre que ce n’est pas le seul item de la liste de 2015 qui n’a pas été réalisé.

Alors que faire ?

Ne faites pas de liste; agissez

Ne faites pas de liste, qui ne sont finalement que des rêves. Ne perdez pas de temps à souhaiter être différent. Ne rêvassez pas à ce qui pourrait être.

Commencez à bouger.

Renforcez votre corps.

Agissez résolument pour être en meilleure forme physiquement, ce qui vous aidera à mieux gérer les demandes et le stress du quotidien. Vous vous sentirez mieux, aussi. (Certains dirons même que vous êtes plus attirant, plus « sexy », comme ça, quoique ça ne devrait pas être votre motivation première.)

N’écrivez pas des choses comme « prendre un cours de zumba » sur la liste. Ne tombez pas dans le panneau des sempiternelles énoncés vides comme « faire plus d’exercice » ou « manger mieux ».

Bougez. Simplement. Chaque jour.

Vous n’avez besoin que de ce seul item, qui se matérialisera de toutes sortes de façons, et qui prendra différentes formes au fil de l’année : Bouger, maintenant. (Si vous préférez, écrivez le avec un point d’exclamation : Bouger, maintenant!)

Et recommencez chaque jour.

Contrairement aux résolutions que l’on écrit en début d’année et que l’on ne relit souvent que 12 mois plus tard (si même ça), agir résolument se fait au quotidien.

Alors agissez résolument dès aujourd’hui. Et demain. Et le surlendemain…

Cet item à lui seul suffit. Après avoir « bouger, aujourd’hui » pendant un bout de temps, vous constaterez que vous avez davantage d’énergie, et de temps, pour faire des choses que vous auriez aimé mettre sur une liste de résolution.

Vous aurez effectivement augmenté votre capacité d’agir, d’atteindre des objectifs qui n’auraient été auparavant que des désirs sur une liste de résolutions.

Je vous ai déjà donné quelques idées dans des billets précédents, et je continuerai de le faire cette année (quoique moins fréquemment). Alors pas d’excuses. Agissez résolument dès aujourd’hui.

Et Bonne Nouvelle Orbite!

Credits photo : Pixabay

 

 

Conseil de l’entraîneur – Numéro 0

Conseils, Entraînement

Oui, oui, c’est bel et bien le numéro 0.

Donc celui qui vient avant le numéro 1. Avant tout, en fait.

Le voici donc :

Il faut être patient.

L’endurance, la bonne forme physique, le genre de performance dont on rêve ou tout autre objectif que l’on puisse avoir, ça ne vient pas d’un coup, et ça ne vient pas facilement.

Voilà, c’est aussi simple que ça. La majorité des conseils de l’entraîneur le seront…

Crédits image : Pixabay.

Comment mesure-t-on le succès ?

Que ce soit à la course à pied, ou à tout autre sport mesuré en temps, le succès n'est pas qu'une question de gagner.

Que ce soit à la course à pied, ou à tout autre sport mesuré en temps, le succès n’est pas qu’une question de gagner.

Comment mesure-t-on le succès des athlètes en course à pied, cyclisme, ski de fond, natation, ou encore triathlon (et bien d’autres encore) ? Vous allez me dire : C’est très simple, il (ou elle) gagne une course, voyons !

Et en effet, s’il existe bien un domaine où mesurer le succès, la performance, peut sembler sans équivoque, c’est bien dans les sports mesurés en temps. (Laissons entièrement de côté l’idée, saugrenue je l’avoue, d’ajouter des juges de style pour évaluer la forme et la technique, et le penchant artistique, des coureurs ; d’autres sports très agréables à regarder s’en servent déjà, au plaisir de ceux et celles qui aiment argumenter au sujet de telles choses.)

Mais est-ce là bien la seule façon de mesurer le succès d’une personne faisant ce genre de sport ? Permettez-moi d’en douter, puisqu’il n’y a, après tout, qu’un seul gagnant et une seule gagnante à chaque course, ce qui fait du reste des gens des losers. Notre société est déjà bien assez compétitive comme ça…

Alors quoi d’autre? Voici quelques pistes de réponse :

Pourquoi pas le dépassement de soi ? S’entraîner régulièrement, faire des sacrifices en temps et en ressources pour se mettre en forme, puis arriver à aller plus loin et/ou plus longtemps qu’avant, voilà déjà un très beau succès valant la peine d’être célébré. Qui se doit d’être célébré, en fait.

Et que dire de parcourir une certaine distance et de battre son propre temps ? Constater, et mesurer sans doute possible, une amélioration de sa performance, c’est aussi un bel exemple de succès comme athlète. Mieux encore, si on commence tranquillement, on peut se battre de la sorte à maintes et maintes reprises…

Pour un grand nombre d’athlètes amateurs, il semble exister des temps, entièrement arbitraires, à battre : à la course à pied, par exemple, un demi-marathon en moins de 2 heures, un marathon en moins de 4, etc. Ce sont de bons objectifs… entièrement objectifs. Ça peut donner un contexte un peu plus amical aux compétitions, au contraire de gagner ou perdre. Tant qu’on demeure raisonnable sur l’objectif à atteindre, on peut se faire un brin de compétition personnelle et avec ses ami(e)s athlètes.

Pour les marathoniens, pour revenir à cet exemple, il y a bien entendu la hantise de se qualifier pour Boston. Oui, je dis bien « hantise » parce que ça fait peur, et ça peut devenir un lourd poids au quotidien. C’est un objectif personnel et une badge d’honneur qui n’est pas accessible à tous. On commence parfois sur cette route pour de bonnes raisons (voir plus haut, le dépassement de soi) et on se retrouve dans le fossé du stress de la performance. Mais ce n’est pas une question de battre les autres, alors c’est tout à fait valable, surtout si on le fait bien.

Ce qui m’amène à vous parler de ce qui, pour moi, est la meilleure mesure du succès d’un coureur : L’amélioration de soi-même en tant qu’être humain.

Prenons par exemple une amie qui vient tout juste de courir Boston (pour la deuxième fois). Oui, elle s’est entraînée fort et longtemps avant d’y parvenir, et elle a souffert pour arriver à son objectif (et peut-être fait souffrir ses proches un peu, ce faisant), mais en tant que personne, la course à pied lui a apporté énormément. En tant que personne, elle s’en trouve augmentée, autant dans sa santé que dans sa capacité de faire du bien autour d’elle.

Et, plus important encore, elle se sert de cette énergie à de bonnes fins, dans son cas principalement en aidant une organisation comme Team in Training, un mouvement servant une cause plus grande encore, soit de lutter contre les cancers du sang.

Quand elle s’est qualifiée la première fois pour courir Boston, alors que je lui servait de pacer, elle n’a pas gagné le marathon d’Ottawa, mais elle s’est dépassée. À Boston, elle n’a pas gagné non plus, mais plus elle coure, plus elle donne autour d’elle.

Alors, oubliez les névrosé(e)s de la performance, du « gagner à tout prix », et laissez-les faire leurs compétitions et rendre tout le monde autour d’eux (et d’elles) fou à force d’écouter leurs frustrations au sujet du manque de vitesse ou d’avoir raté leur objectif de quelques secondes. Bougez, bougez, et bougez encore, et poursuivez des objectifs, et/ou faites-le pour des causes qui en valent vraiment la peine.

Crédits photo : Pixabay