Archives mensuelles : mai 2015

Conseil de l’entraîneur – Numéro 2

number-437918_1280Ne lésinez pas sur l’échauffement.

Il est toujours nécessaire de préparer vos muscles à faire les efforts que vous demanderez d’eux en vous entraînant, mais c’est particulièrement important lorsque vous comptez faire du travail de haute intensité ou de vitesse.

Des muscles mal échauffés au préalable ne sont pas en mesure de fournir les contractions attendues, ou alors le font mais on causant plus de dommage (qui demande donc plus de temps de récupération, ou mène à une blessure si on le fait à répétition).

Prenez votre temps…

Crédits image : Pixabay.

Faire ça à toute heure du jour… ou de la nuit

Courir, Entraînement, Exercise

Vous avez de la difficulté à trouver du temps? Ça peut se faire n’importe-quand…

Il y en a qui font ça tôt le matin, d’autres pendant leur pause de mi-journée au travail, d’autres encore le soir, avant ou après avoir soupé. Certains le font avant d’aller se coucher, et d’autres finalement alors que tout le reste du monde dort.

Avec le besoin de « jongler » les priorités et les activités quotidiennes, le moment choisi par chacun pour s’entraîner varie énormément. Avant que les enfants ne soient levés, une fois qu’ils sont partis à l’école, pendant que papa leur fait faire leurs devoirs, ou maman. Il existe autant de possibilités que d’arrangements familiaux et d’accords négociés. Et ce n’est pas facile à obtenir, que ce soit à la maison ou au boulot. Les discussions rappellent parfois les négociations de paix au Moyen-Orient, alors il n’est pas surprenant que les solutions pour s’entraîner doivent parfois prendre des allures de guérilla ou d’action de commando.

Le principe que les entraîneurs aiment à utiliser est de s’entraîner au moment de la journée qui ressemble le plus possible à celui au cours duquel on prendra part à un événement. Donc si on s’attend à faire un triathlon très matinal, il vaut mieux s’entraîner le matin très tôt. Un demi-marathon en milieu de matinée, eh bien on devrait sortir à ce moment de la journée.

Ça ne cadre pas toujours très bien avec la réalité de l’entraînement. Alors que faire ?

Deux solutions viennent à l’esprit : La première, de simplement s’entraîner quand on peut, et faire de son mieux le jour de l’événement. La seconde, de se trouver un événement qui cadre avec le moment de la journée au cours duquel on s’entraîne normalement.

De nos jours, il existe tellement d’événements, une telle diversité en fait, qu’il est possible de « trouver chaussure à son pied » (ce qui en soit est une bonne idée pour des coureurs, non ?). Prenez par exemple le demi-marathon Wine and Dine de Disney. Il s’agit d’une course populaire qui commence au moment des fameux feux d’artifice du soir au parc d’attractions, alors que les visiteurs ordinaires quittent, et qui se poursuit jusqu’aux petites heures de la nuit en passant à travers plusieurs des parcs thématiques, pour se terminer avec un banquet et du vin.

Ce genre d’événement est de plus en plus populaire. Par exemple, il y a aussi une course à Las Végas en pleine nuit. Donc plus d’excuses. (Ceci n’est pas une recommandation d’aller à Las Vegas, en passant. Ou à Disney. Ce ne sont que des exemples. Je ne touche aucune commission sur des voyages, ni ne suit responsable de ce que quelqu’un pourrait faire d’autre à Las Vegas…)

Un bon nombre de participants de ce genre d’événement devront en fait s’adapter à commencer à courir à 22:00 (10 heures le soir) et finir aux petites heures du matin. Mais pour certains, c’est sans doute ce qu’ils doivent faire au quotidien, alors l’expérience pourrait servir.

Si vous êtes davantage du genre « milieu de journée », sachez que les plus grands marathons (Boston, New York, d’expérience personnelle) souffrent d’une logistique tellement lourde qu’on a beau devoir se lever bien avant le soleil, on ne commence à courir que tard dans la matinée. Alors ceux et celles qui ont l’habitude d’être debout depuis plusieurs heures avant de courir peuvent s’en trouver avantagés.

Ne vous en faites pas trop sur le moment de la journée où vous pouvez vous entraîner ; l’important, c’est d’abord et avant tout de le faire.

Se trouver un événement stimulant à faire, et qui concorde bien avec nos habitude est de plus en plus facile. Alors plus vraiment d’excuses de ce côté-là.

Ça prend juste du gros bon sens, et quelques talents de négociation, pour trouver le moment opportun. Et de garder bien en tête que c’est pour son bien, parce que c’est la meilleure façon d’améliorer nos chances d’avoir une longue vie active.

Natation, Triathlon, Compétition, Exercise, Entraînement

Quelques événements demandent définitivement d’être debout tôt.

Crédits images : Sacha Veillette ou indiqué sur la photo…

Conseil de l’entraîneur – Numéro 1

Bon, on commence « les vrais affaires » là là…Entraînement, Exercise, Conseils

Bien s’entraîner, ce n’est pas d’en faire le plus possible, c’est de bien faire ce qu’on a à faire.

L’entraînement fonctionne sur le principe de fournir un stress au corps, et de le laisser récupérer pour se reconstruire afin d’être capable de gérer mieux ce genre de stress la prochaine fois.

Donc, par exemple, courir un peu plus longtemps ou un peu plus vite à chaque sortie, de sorte à ce que notre corps s’adapte.

Mais la clé, ou la clef si comme moi vous préférez, ce n’est pas d’en faire énormément (l’erreur que plusieurs commettent, surtout sans entraîneur pour les guider), mais de bien de se soumettre au bon genre de stress. Et de se donner le temps de récupérer.

De plus, il est difficile de s’adapter à plusieurs types de stress en même temps, d’où une périodisation des entraînements au cours d’une année.

Songez-y la prochaine fois que vous aurez envie d’en faire plus. Ou de faire toujours le même genre d’entraînement. Il y a un point où vous ne faites pas de progrès et risquez en fait de vous blesser (ou tout au moins de ne pas progresser aussi rapidement que serait possible)…

Crédits image : Pixabay.

Conseil de l’entraîneur – Numéro 0

Conseils, Entraînement

Oui, oui, c’est bel et bien le numéro 0.

Donc celui qui vient avant le numéro 1. Avant tout, en fait.

Le voici donc :

Il faut être patient.

L’endurance, la bonne forme physique, le genre de performance dont on rêve ou tout autre objectif que l’on puisse avoir, ça ne vient pas d’un coup, et ça ne vient pas facilement.

Voilà, c’est aussi simple que ça. La majorité des conseils de l’entraîneur le seront…

Crédits image : Pixabay.

Comment mesure-t-on le succès ?

Que ce soit à la course à pied, ou à tout autre sport mesuré en temps, le succès n'est pas qu'une question de gagner.

Que ce soit à la course à pied, ou à tout autre sport mesuré en temps, le succès n’est pas qu’une question de gagner.

Comment mesure-t-on le succès des athlètes en course à pied, cyclisme, ski de fond, natation, ou encore triathlon (et bien d’autres encore) ? Vous allez me dire : C’est très simple, il (ou elle) gagne une course, voyons !

Et en effet, s’il existe bien un domaine où mesurer le succès, la performance, peut sembler sans équivoque, c’est bien dans les sports mesurés en temps. (Laissons entièrement de côté l’idée, saugrenue je l’avoue, d’ajouter des juges de style pour évaluer la forme et la technique, et le penchant artistique, des coureurs ; d’autres sports très agréables à regarder s’en servent déjà, au plaisir de ceux et celles qui aiment argumenter au sujet de telles choses.)

Mais est-ce là bien la seule façon de mesurer le succès d’une personne faisant ce genre de sport ? Permettez-moi d’en douter, puisqu’il n’y a, après tout, qu’un seul gagnant et une seule gagnante à chaque course, ce qui fait du reste des gens des losers. Notre société est déjà bien assez compétitive comme ça…

Alors quoi d’autre? Voici quelques pistes de réponse :

Pourquoi pas le dépassement de soi ? S’entraîner régulièrement, faire des sacrifices en temps et en ressources pour se mettre en forme, puis arriver à aller plus loin et/ou plus longtemps qu’avant, voilà déjà un très beau succès valant la peine d’être célébré. Qui se doit d’être célébré, en fait.

Et que dire de parcourir une certaine distance et de battre son propre temps ? Constater, et mesurer sans doute possible, une amélioration de sa performance, c’est aussi un bel exemple de succès comme athlète. Mieux encore, si on commence tranquillement, on peut se battre de la sorte à maintes et maintes reprises…

Pour un grand nombre d’athlètes amateurs, il semble exister des temps, entièrement arbitraires, à battre : à la course à pied, par exemple, un demi-marathon en moins de 2 heures, un marathon en moins de 4, etc. Ce sont de bons objectifs… entièrement objectifs. Ça peut donner un contexte un peu plus amical aux compétitions, au contraire de gagner ou perdre. Tant qu’on demeure raisonnable sur l’objectif à atteindre, on peut se faire un brin de compétition personnelle et avec ses ami(e)s athlètes.

Pour les marathoniens, pour revenir à cet exemple, il y a bien entendu la hantise de se qualifier pour Boston. Oui, je dis bien « hantise » parce que ça fait peur, et ça peut devenir un lourd poids au quotidien. C’est un objectif personnel et une badge d’honneur qui n’est pas accessible à tous. On commence parfois sur cette route pour de bonnes raisons (voir plus haut, le dépassement de soi) et on se retrouve dans le fossé du stress de la performance. Mais ce n’est pas une question de battre les autres, alors c’est tout à fait valable, surtout si on le fait bien.

Ce qui m’amène à vous parler de ce qui, pour moi, est la meilleure mesure du succès d’un coureur : L’amélioration de soi-même en tant qu’être humain.

Prenons par exemple une amie qui vient tout juste de courir Boston (pour la deuxième fois). Oui, elle s’est entraînée fort et longtemps avant d’y parvenir, et elle a souffert pour arriver à son objectif (et peut-être fait souffrir ses proches un peu, ce faisant), mais en tant que personne, la course à pied lui a apporté énormément. En tant que personne, elle s’en trouve augmentée, autant dans sa santé que dans sa capacité de faire du bien autour d’elle.

Et, plus important encore, elle se sert de cette énergie à de bonnes fins, dans son cas principalement en aidant une organisation comme Team in Training, un mouvement servant une cause plus grande encore, soit de lutter contre les cancers du sang.

Quand elle s’est qualifiée la première fois pour courir Boston, alors que je lui servait de pacer, elle n’a pas gagné le marathon d’Ottawa, mais elle s’est dépassée. À Boston, elle n’a pas gagné non plus, mais plus elle coure, plus elle donne autour d’elle.

Alors, oubliez les névrosé(e)s de la performance, du « gagner à tout prix », et laissez-les faire leurs compétitions et rendre tout le monde autour d’eux (et d’elles) fou à force d’écouter leurs frustrations au sujet du manque de vitesse ou d’avoir raté leur objectif de quelques secondes. Bougez, bougez, et bougez encore, et poursuivez des objectifs, et/ou faites-le pour des causes qui en valent vraiment la peine.

Crédits photo : Pixabay