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Bonnes habitudes, mauvaises habitudes, et discipline

  
J’étais en train de faire à manger l’autre matin quand j’en suis venu à une conclusion inéluctable: Je suis un gars « platte » parce que je fais toujours le même petit-déjeuner!

Il me semblait, dans ma tête pas entièrement éveillée, qu’un gars « pas-platte » trouverait toutes sortes de façons de faire des petits-déjeuners variés, et santés, alors que moi, tout ce que je fais, c’est le même petit-déjeuner santé jour après jour.

En fait, ce que j’ai réalisé, une fois un peu plus lucide, c’est que j’avais formé une habitude de petit-déjeuner: Je fais le même petit-déjeuner presque tout le temps, et il est très bon pour la santé. Et comme je suis toujours un peu en mode « coach », ça m’a fait penser à vous parler des habitudes, et de la confusion qui existe (encore) sur la discipline.

Voyez-vous, lorsqu’on a des habitudes, on n’a pas besoin de discipline.

Euh, non, ce n’est pas tout à fait juste. Voyons voir:

Lorsqu’on a de bonnes habitudes, on n’a pas besoin de beaucoup de discipline.

Attendez, partez pas, je vais vous expliquer.

Habitudes

Nous en avons tous. Aucun doute là-dessus. Beaucoup, même.

Que ce soit de quel côté du lit on se couche, à quel moment de la journée on lit le journal, combien d’heures par jour on passe à lire Facebook, la route par laquelle on se rend de la maison au travail, ou même ce que l’on mange au quotidien.

Vous me direz que c’est de la routine, et vous avez raison. C’est exactement ce que les habitudes deviennent: les choses que l’on fait un peu automatiquement, au jour le jour, sans trop s’en soucier.

C’est vrai de la plupart des gens au sujet du petit-déjeuner, par exemple. Ça sauve pas mal de temps, et c’est efficace.

Par contre, si vous êtes tenté de me dire que c’est parce que vous n’avez pas vraiment le choix, comme pour l’exemple de la route pour se rendre au travail, je vous arrête immédiatement. Si vous y pensez un peu, à part dans certains cas très limités, il existe toujours des alternatives que l’on choisit de ne pas prendre. Des choix que l’on a fait, à un moment donné, et avec lesquels nous sommes devenus confortables.

Mais il serait possible de ne pas toujours se coucher du même côté, de ne pas lire Facebook, de lire le journal à un autre moment, de faire de petits détours pour varier la route. Ce ne serait peut-être pas toujours confortable, et parfois ce serait se rallonger (dans le cas de Facebook, ça nous libèrerait, mais je vais revenir là-dessus), mais ce serait possible.

Donc, nos vies sont remplies d’habitudes. Nous ne pourrions pas fonctionner au quotidien s’il nous fallait prendre des décisions sur toutes les options possibles à chaque instant.

La clé, ou la clef si, comme moi, vous préférez, c’est d’avoir plus de bonnes habitudes que de mauvaises.

Surtout en matière de santé et de bonne forme physique.

Bonnes ou mauvaises?

Donc, si vous me suivez encore, il faut avoir de bonnes habitudes. Préférablement, plus de bonnes que de mauvaises.

Voici quelques exemples, parce que c’est l’habitude du coach, autour du sujet qui nous tient à coeur:

  • Bonne: Bouger régulièrement, et fréquemment. Préférablement au quotidien, même si ce n’est pas très vigoureusement.
  • Mauvaise: Être trop longtemps sans bouger, par exemple au travail.
  • Bonne: Manger des aliments frais, qui n’ont pas été transformés « à mort » par des machines.
  • Mauvaise: Boire des calories, sous forme de boissons gaseuses, jus, lait, etc.
  • Bonne: Se lever du sofa et faire du travail physique autour de la maison le weekend, ou juste aller jouer dehors avec ses enfants.
  • Mauvaise: S’écraser sur le sofa le weekend et regarder du sport à la télévision. (Surtout si accompagné de bière; voir l’item sur les calories liquides…)
  • Bonne: Se faire à manger.
  • Mauvaise: Manger des repas préparés, achetés dans les supermarchés ou consommés au restaurant.
  • Bonne: Lire ce blogue régulièrement.
  • Mauvaise: Lire Facebook pendant plus de 30 minutes par jour.

Ok, vous saisissez, j’en suis sûr, et même si je me permet une blague de temps en temps, vous comprenez que mon propos est très sérieux.

Mais n’oubliez pas que je parle ici d’habitudes. Une fois de temps en temps, même un comportement moins désirable n’est pas vraiment un problème. C’est quand il s’agit bel et bien d’une habitude, d’un comportement irréfléchi qui est la norme, qu’il faut intervenir.

La discipline, à quoi ça sert?

Comme la majorité des gens, vous éprouvez probablement une certaine admiration envers les athlètes de haut calibre. Ou simplement envers ceux et celles qui s’entraînent régulièrement.

Vous vous dites peut-être un truc du genre: « Wow! Quelle discipline ils et elles ont! »

En fait, vous devrier commencer à comprendre que c’est plus une question d’avoir de bonnes habitudes que d’avoir de la discipline. Avec de bonnes habitudes, les comportements qui nous impressionnent sont faciles car ils sont automatiques.

Toutefois, ça ne veut pas dire que ces gens que nous admirons n’ont pas de discipline. C’est juste que leur discipline est employée judicieusement.

Si vous tentez de vous discipliner à aller à vos entraînements et/ou à bien manger, vous aller vous essouffler assez rapidement. Les habitudes ne se formeront pas.

Il faut d’abord et avant tout régler son horaire de vie en fonction des bonnes habitudes désirées, au lieu de forcer à chaque instant pour insérer un comportement dans une routine qui n’est pas faite pour le recevoir facilement. Il faut avoir une mission, ce qu’en anglais on appelle « Purpose », et aligner ses activités en fonction de ça. La discipline vient en lointain second, voir même troisième si on inclut la motivation (sous forme d’incitatifs pertinents, un sujet pour un autre billet).

Ensuite, il faut user de sa discipline pour éliminer les mauvaises habitudes. Et pour ne pas outrepasser les bons comportements, comme en faire trop pendant les entraînements, par exemple. Vous êtes tenté de lire votre fil Facebook? Levez vous et aller marcher un peu à la place! Vous avez le goût d’un autre super gros café plein de sucre et de crême? Prenez un verre d’eau à la place (et surtout, pas dans une bouteille en plastique)!

Si on se borne à utiliser la discipline comme un « limiteur de comportement », on a plus de chances de réussir, selon mon expérience de vie et d’entraîneur.

Dire « non » à la boisson gaseuse offerte, ne pas accepter de ramasser de la bouffe toute faite sur le chemin du retour à la maison, ou se retenir de faire « juste quelques kilomètres de plus » quand l’entraînement à l’horaire est complété, ce sont de bonnes utilisations de la discipline.

C’est à ça que ça sert, la discipline.

La grosse partie du travail est faite par l’établissement de bonnes habitudes, de façon consciente, à partir de la mission qui devrait nous animer: Être en santé et en excellente forme physique pour bien profiter de la vie longtemps.

Sentez vous bien libre de choisir votre propre « mission », mais rappellez vous de commencer par les bonnes habitudes.

Crédits image: Sacha Veillette

Conseil d’entraînement – Numéro 10

pay-634914_1280Conseils, Entraînement

Établissez une routine d’entraînement (et n’en démordez pas).

L’entraînement, ou tout au moins l’activité physique, doit être une priorité absolue dans votre horaire quotidien.

Si les aléas de la vie vous obligent à modifier votre horaire une journée, faites en sorte que ce qui est affecté ne soit pas votre entraînement. L’activité physique est ce qui vous permettra de tenir le coup quand « la vie vous rend la vie dure », alors ne délaissez pas l’entraînement.

À la rigueur, raccourcissez la séance prévue, mais faites tout de même quelque chose.

Vous devez trouver du temps dans votre journée ? Coupez la télé, ou la lecture du journal, ou le temps passé sur Facebook, LinkedIn, etc. Ou repoussez au lendemain ce qui n’est pas vraiment urgent cette journée-là.

Crédits images : Pixabay

5 techniques de base à maîtriser pour la natation

  Nous arrivons à la fin. La fin des listes de techniques de base, s’entend.

Et pour faire différent, la dernière discipline est ordinairement la première en triathlon : la natation.

J’y arrive en dernier parce que c’est souvent celle considérée comme la plus difficile par la majorité des gens, surtout ceux qui sont nouveaux au triathlon, ou qui y arrivent d’un autre sport comme la course à pied ou le cyclisme. Alors il vaut souvent mieux laisser les gens aborder le triathlon par les autres sports, et tranquillement les amener à apprivoiser l’eau.

En fait, cette tendance viens directement du fait que la plupart des triathloniens et triathloniennes ne sont pas des nageurs à l’origine. Ils et elles ont tendance à aborder la natation comme si c’était un sport d’air, où l’effort physique supérieur mêne à des performances supérieures. Mais la natation est un sport d’eau, un sport ou la technique et l’efficacité du mouvement sont de loin plus importants que la force physique.

On peut progresser beaucoup plus rapidement si on aborde la natation correctement. Ça va devenir assez évident, et vous devriez comprendre un peu mieux, dans cette liste des cinq techniques à maîtriser :

Sachez d’abord que vous flottez. Expérimentez avec votre flottaison, et devenez confortable avec.

Les gens ont souvent peur de l’eau parce qu’ils croient qu’ils vont y sombrer, et se noyer. En fait, grâce à la composition de notre corps, nous flottons. Surtout avec les poumons pleins d’air.

Mais attention : Nous ne flottons pas nécessairement en position verticale avec la tête entièrement hors de l’eau. Et pas tous autant que les autres. Il se peut qu’une toute petite partie de vous demeure à la surface. Nous sommes plus « iceberg » que « brique » ; il y a définitivement plus de nous qui se trouve sous l’eau, qu’au dessus, mais il y en a au-dessus.

Essayez, vous verrez. Essayez avec les poumons pleins d’air, les poumons à moitié pleins, et les poumons vides. Il se peut que, comme moi, vous couliez à pic si vous ne gardez pas d’air dans vos poumons. C’est souvent le cas des gens ayant une faible masse adipeuse, et/ou une excellente musculature. Mais avec un peu d’air, vous allez flotter.

Appréciez que l’eau est un médium très dense. Si vous voulez vous déplacer dans l’eau, il faut composer avec sa résistance accrue.

C’est le cas aussi de l’air, qui offre une résistance grandissante (selon le carré de la vitesse, pour parler physique un peu) au mouvement. Tout cycliste, et même certains coureurs, vous le diront : Plus vous tentez d’aller vite, plus il faut travailler fort.

Dans l’eau, c’est bien pire. Même à faible vitesse, la résistance est énorme. Tentez des mouvements comme botter un ballon, ou donner un coup de poing, ou simplement marcher, immergé dans l’eau jusqu’au cou, et vous m’en direz des nouvelles.

Bouger dans l’eau n’est pas une question de force, mais bien de minimiser la résistance. Il faut offrir un profil le plus petit possible, et prendre une forme hydrodynamique, pour se déplacer. C’est précisément ce que la technique de natation fait. Une fois que vous aurez compris le pourquoi, vous serez prêt à apprendre à bien nager, sans tenter d’user de force, mais plutôt en tentant de minimiser la résistance…

Apprenez à prendre appuis sur l’eau ; entraînez-vous à bien sentir la résistance de l’eau, et l’effet de vos mouvements.

L’eau est un médium fluide (évidemment), un fluide visqueux dans lequel il est plus difficile de se mouvoir, tel que nous l’avons déjà discuté. Mais comme toute chose, l’eau a aussi l’avantage de son plus gros défaut : si l’eau nous résiste, nous pouvons aussi nous en servir. En fait, nous devons nous en servir pour nous mouvoir.

Revenons à la flottaison. N’avoir que le derrière de son crâne à la surface n’est pas très pratique pour respirer. Mais avec quelques mouvements tranquilles, qui visent à prendre appuis sur l’eau pour maintenir la tête (ou plus) hors de l’eau, on peut respirer plus facilement.

Ces mêmes mouvements, un va-et-vient ample et principalement horizontal pendant lequel les bras et les mains sont un peu comme des avirons ou des ailes, vous fera apprécier comment appliquer une force sur l’eau : bougez trop rapidement, et la force est gaspillée ; trop lentement, et elle s’avère insuffisante ; juste la bonne vitesse (et le bon angle des bras-mains), et vous pouvez vous hisser en grande partie hors de l’eau. Ou rester juste assez immergé pour vous maintenir à la surface pendant très longtemps sans vous fatiguer.

Il existe aussi une technique de battement des jambes qui permet de faire la même chose. Quand on devient bon, les jambes seules suffisent à se maintenir facilement à la surface. Les bras aussi, à eux seuls, suffisent. Les deux ensemble vous donnent énormément de capacité. Mais l’apprentissage est plus facile avec les bras, et une fois compris comme ça, le transfer aux autres parties du corps est assez simple.

Nagez bien horizontal, la tête pratiquement entièrement sous l’eau, en regardant vers le fond.

Ceci est le seul aspect purement technique de la liste ; à date, tout ce qui est à maîtriser est en fait de la compréhension du médium. Mais pas ceci.

En partie à cause de l’inconfort restant face à l’eau, ou à la crainte de ne pouvoir respirer, ou le manque de confiance, plusieurs ont tendance à nager en regardant vers l’avant. Cela résulte en un redressement de la tête hors de l’eau (et un cou crispé) et des yeux presque à la surface de l’eau.

Le problème avec ça, et il faut de nouveau parler de flottaison, c’est que comme nous sommes des « icebergs », pour que la tête soit ainsi largement hors de l’eau, il faut que le reste du corps soit plus submergé. C’est ce qui fait que les jambes ont tendance à « couler », et que l’on nage avec les pieds vers le bas, ou du moins plus bas que le centre de gravité du corps.

Ce genre de position augmente le profil du corps dans l’eau, et réduit donc l’hydrodynamisme, ce qui rend la nage plus laborieuse. Tout commence avec la tête, autant dans la natation qu’au sens figuratif de l’expression.

Il faut se placer dans une position aussi horizontale que possible, avec la partie de l’iceberg au-dessus de l’eau distribuée tout le long du corps, et les pieds autant à la surface que la tête, pour nager de façon efficace. Et ça commence avec une tête qui n’a pas peur d’être en très grande partie immergée.

Ralentissez

Assumons pour un moment que vous avez bien compris la nature de l’eau, et comment s’en servir (au lieu de la combattre) pour nager. Que reste-t-il à maîtriser ?

La natation demeure une activité qui demande une grande coordination, et un mouvement quasi-constant. C’est très demandant physiquement. Au point où l’on se sent rapidement à bout de souffle. Surtout au début.

Mais il ne s’agit pas simplement de s’habituer à l’effort : Il faut apprendre à ralentir ses mouvements, à se détendre, et à vraiment sentir l’eau afin de laisser son corps glisser dans le médium. Des mouvements trop rapides, saccadés, et une tentation (encore présente) de « pousser plus fort » pour aller plus vite auront tôt fait de briser votre technique, et de vous épuiser.

C’est pourquoi les débutants, même s’ils ont compris la technique, n’arrivent souvent pas à faire plus de 25 ou 50 mètres à la fois. Pour arriver à nager longtemps, à faire de longues distances, il faut se calmer, et ralentir ses mouvements, et apprendre à bouger efficacement. Et plus tranquillement.

La vitesse viendra à force de mieux prendre appuis sur l’eau, en conservant sa technique tout en augmentant (un peu à la fois) sa cadence de mouvement. Mais ça, ça vient plus tard. On peut déjà faire de très belles nages, et de très bons triathlons, à « seulement » maîtriser la base.

Et il faut travailler énormément plus fort pour tenter d’aller plus vite si on ne la maîtrise pas, cette base. Ça donne des séances d’épuisement en piscine, au lieu de séances d’entraînement en piscine ; on se fait dire qu’on a bien travailler parce qu’on a travailler fort, mais travailler très fort n’est pas la même chose que bien travailler…

Crédits image : Sophie Tremblay-Paquet

5 choses à faire en voyage (pour garder ou retrouver la forme)

  On trouve l’inspiration où l’on peut.

Tenez, par exemple, ce billet :

Ma femme et moi sommes présentement en Floride pour une conférence. Euh, ma femme est à une conférence, et moi je l’accompagne pour lui tenir compagnie et transporter ses baggages. (Bonne raison, non ?)

Ce petit voyage me rappelle une foule de choses au sujet de voyager quand on tente de garder la forme. Ou de la retrouver. Alors j’en profite (du voyage) pour vous en faire profiter (des conseils)…

Et comme les billets avec un chiffre entre deux et dix sont plus lus que les autres, j’ai résumé mon immense (!) corpus de conseils à cinq principaux.

1) Si vous prenez l’avion pour vous déplacer, portez des vêtements confortables et des chaussures de course, et marchez le plus possible.

À l’aéroport, n’allez pas simplement vous asseoir à l’aire d’embarquement dès que vous avez passé les contrôles de sécurité : faites une ballade, visitez l’intérieur de l’aéroport. Entre deux vols et pas particulièrement pressé d’attrapper le prochain ? Marchez au lieu de prendre les planchers roulant, escaliers roulant, trains inter-terminaux, etc. Saississez chaque opportunité de bouger…

2) Si vous voyagez en auto sur une longue distance, arrêtez vous fréquemment pour faire des exercises ou juste pour marcher.

Ça va vous aider à demeurer bien éveillé pour conduire, et ça rend la route plus agréable. Mieux encore : prévoyez votre itinéraire en fonction d’une pause « course à pied » ou rando dans un beau coin. Le déplacement fait aussi partie du voyage, alors pourquoi ne pas en profiter ? C’est bête de se stresser à se dépêcher d’aller quelquepart dans l’espoir d’y relaxer ; commencez à relaxer dès le début du voyage !

3) Sortez de votre zone de confort en essayant de nouvelles activités physiques ou sports.

Vous êtes à un endroit où personne ne vous connait ? Essayez un truc auquel vous n’êtes pas très bon, ou que vous n’avez jamais fait. Vous n’avez jamais fait de raquette ? Essayez ! Vous n’avez jamais joué au tennis ? Frappez quelques balles, ou prenez un cours ! Vous n’avez pas fait de bicyclette depuis votre plus tendre enfance ? Louez-en une et lancez vous ! Vous n’avez jamais fait de spinning parce que, comme je le pense, ce n’est pas vraiment de l’entraînement de vélo ? Ouvrez vos esprits à de nouvelles expériences, comme je viens de le faire !

4) Si vous allez dans le sud pour changer le mal de l’hiver de place, je vous en supplie, ne vous contentez pas de vous prélasser sur une chaise longue, de boire de l’alcool, et de manger.

D’abord, bouger va beaucoup plus vous aider à « décompresser » que de ne rien faire. Ou de vous empiffrer. La chaleur peut être accablante, mais juste se laisser dorer au soleil, quoique très bon pour le niveau de vitamine D, ne fait pas fondre les livres en trop. Alors profitez de la chaleur et du beau temps pour bouger. Et si vous partez dans un tout inclus pour vraiment relaxer, n’oubliez pas que l’alcool, c’est riche en calories, et simplement boire parce que c’est gratuit, c’est aussi dire à son corps que le cerveau n’est pas aux commandes. Faut être raisonnable. Finalement, une plage, c’est proche de l’eau, et l’eau, c’est bon pour y nager aussi, pas juste s’y laisser tremper pour se rafraîchir.

5) Ne faites pas que rompre avec la routine : installez-en une nouvelle, tant qu’à y être.

Les vacances, ou juste les petits voyages d’affaires (ou autres), ont de particulièrement bien qu’ils brisent la monotonie du train-train quotidien. Mais ça n’a pas à être temporaire. On peut se servir d’un voyage, ou d’un déplacement, pour mettre en place de nouvelles habitudes plus saines, comme une routine de marche quotidienne, éliminer certains aliments de son alimentation, ajouter quelques minutes de méditation calme à la fin de chaque jour, cesser de regarder autant de télé, etc. Ça prend parfois une cassure soudaine et complète pour changer ce genre d’habitudes ; un dépaysement peut très bien faire l’affaire au début. Après le retour, on peut se servir des nouvelles habitudes pour se remémorer ce plus récent voyage, et le faire durer un peu plus longtemps dans nos têtes…

Alors voilà ! Profitez-en ; chaque voyage est une opportunité de bouger, que l’on aille loin, ou pas. J’arrête là parce que c’est l’heure d’aller courir, pieds nus, sur la plage…

Crédits photo : Sacha Veillette

Faire ça à toute heure du jour… ou de la nuit

Courir, Entraînement, Exercise

Vous avez de la difficulté à trouver du temps? Ça peut se faire n’importe-quand…

Il y en a qui font ça tôt le matin, d’autres pendant leur pause de mi-journée au travail, d’autres encore le soir, avant ou après avoir soupé. Certains le font avant d’aller se coucher, et d’autres finalement alors que tout le reste du monde dort.

Avec le besoin de « jongler » les priorités et les activités quotidiennes, le moment choisi par chacun pour s’entraîner varie énormément. Avant que les enfants ne soient levés, une fois qu’ils sont partis à l’école, pendant que papa leur fait faire leurs devoirs, ou maman. Il existe autant de possibilités que d’arrangements familiaux et d’accords négociés. Et ce n’est pas facile à obtenir, que ce soit à la maison ou au boulot. Les discussions rappellent parfois les négociations de paix au Moyen-Orient, alors il n’est pas surprenant que les solutions pour s’entraîner doivent parfois prendre des allures de guérilla ou d’action de commando.

Le principe que les entraîneurs aiment à utiliser est de s’entraîner au moment de la journée qui ressemble le plus possible à celui au cours duquel on prendra part à un événement. Donc si on s’attend à faire un triathlon très matinal, il vaut mieux s’entraîner le matin très tôt. Un demi-marathon en milieu de matinée, eh bien on devrait sortir à ce moment de la journée.

Ça ne cadre pas toujours très bien avec la réalité de l’entraînement. Alors que faire ?

Deux solutions viennent à l’esprit : La première, de simplement s’entraîner quand on peut, et faire de son mieux le jour de l’événement. La seconde, de se trouver un événement qui cadre avec le moment de la journée au cours duquel on s’entraîne normalement.

De nos jours, il existe tellement d’événements, une telle diversité en fait, qu’il est possible de « trouver chaussure à son pied » (ce qui en soit est une bonne idée pour des coureurs, non ?). Prenez par exemple le demi-marathon Wine and Dine de Disney. Il s’agit d’une course populaire qui commence au moment des fameux feux d’artifice du soir au parc d’attractions, alors que les visiteurs ordinaires quittent, et qui se poursuit jusqu’aux petites heures de la nuit en passant à travers plusieurs des parcs thématiques, pour se terminer avec un banquet et du vin.

Ce genre d’événement est de plus en plus populaire. Par exemple, il y a aussi une course à Las Végas en pleine nuit. Donc plus d’excuses. (Ceci n’est pas une recommandation d’aller à Las Vegas, en passant. Ou à Disney. Ce ne sont que des exemples. Je ne touche aucune commission sur des voyages, ni ne suit responsable de ce que quelqu’un pourrait faire d’autre à Las Vegas…)

Un bon nombre de participants de ce genre d’événement devront en fait s’adapter à commencer à courir à 22:00 (10 heures le soir) et finir aux petites heures du matin. Mais pour certains, c’est sans doute ce qu’ils doivent faire au quotidien, alors l’expérience pourrait servir.

Si vous êtes davantage du genre « milieu de journée », sachez que les plus grands marathons (Boston, New York, d’expérience personnelle) souffrent d’une logistique tellement lourde qu’on a beau devoir se lever bien avant le soleil, on ne commence à courir que tard dans la matinée. Alors ceux et celles qui ont l’habitude d’être debout depuis plusieurs heures avant de courir peuvent s’en trouver avantagés.

Ne vous en faites pas trop sur le moment de la journée où vous pouvez vous entraîner ; l’important, c’est d’abord et avant tout de le faire.

Se trouver un événement stimulant à faire, et qui concorde bien avec nos habitude est de plus en plus facile. Alors plus vraiment d’excuses de ce côté-là.

Ça prend juste du gros bon sens, et quelques talents de négociation, pour trouver le moment opportun. Et de garder bien en tête que c’est pour son bien, parce que c’est la meilleure façon d’améliorer nos chances d’avoir une longue vie active.

Natation, Triathlon, Compétition, Exercise, Entraînement

Quelques événements demandent définitivement d’être debout tôt.

Crédits images : Sacha Veillette ou indiqué sur la photo…