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Ceci n’est pas une cure de désintoxication

Nourriture, Santé, Aliments, Detox, Cure

Un repas ordinaire, pour autant qu’on s’en donne le temps.

Ce n’est pas non plus un mélange de « super aliments » destiné à prévenir le cancer.

Ni un met extraordinaire qui demande de longues heures de préparation.

Non, c’est simplement un repas fait à partir d’aliments de base, à la maison.

(Ce n’est pas non plus une photo prise avec soin : elle a été prise au moment du repas, parce que l’idée de ce billet m’est venue en mangeant.)

Il n’y a rien de magique là-dedans ; cependant, ça demande tout de même du temps et un peu d’énergie.

Les ingrédients ? Rien non plus de miraculeux :

  • Des patates « grelots »,
  • des betteraves fraîches (pas en conserve),
  • du céleri (le pied au complet, tranché finement),
  • des piments (un rouge, un jaune, pour la couleur),
  • des échalotes (3, il me semble),
  • quelques noix d’acajou pour ajouter du croquant,
  • et un peu de poudre de noix de coco (parce que ma douce moitié y tenait).

Ce ne sont pas des ingrédients qui proviennent de notre jardin (pas encore), mais certains (betteraves et échalotes) ont été acheté dans un marché de fermiers locaux. Nous avons cette chance d’avoir le temps d’y aller parfois.

Non, à bien y penser, ce n’est pas une juste la chance d’avoir le temps. C’est le désir de prendre le temps. C’est la résolution de ne pas laisser la facilité et l’illusion de manquer de temps contrôler nos vies. C’est là le message de ce billet. J’y reviendrai dans de prochains billets.

Ingrédient final ? De la mayonnaise maison. C’est une habitude prise récemment, mais c’est très satisfaisant d’en faire. Et on sait exactement ce qu’on a mis dedans. On peut substituer juste de l’huile d’olives et un peu de vinaigre balsamique si on préfère une vinaigrette ordinaire. Mais avec une telle « salade de patates et betteraves », je recommande la mayo faite à la maison.

Ça ne prend que quelques minutes. Vraiment. C’est là le drame : On pense souvent que faire à manger demande énormément de temps ; ça en demande, mais pas tant que ça.

Au lieu de lire le journal, ou regarder la télévision, ou pire, lire des bêtises sur Facebook ou le Web au sujet des « vedettes » ou des équipes de sports professionnels, on peut utiliser son temps autrement.

Avant que je n’oublie, il faut faire cuire à la vapeur les patates et les betteraves. Puis les laisser refroidir un peu avant d’ajouter le reste des aliments (temps que l’on utilise à les couper). La mayo est idéalement faite à l’avance, mais ça peut être quelques minutes ou quelques jours, ce n’est pas important.

Et je crois que ma blonde a ajouté quelques épices (un peu de sel, des flocons de piments forts) pendant que j’avais le dos tourné. C’est au goût.

Nourriture, Santé, Aliments, Detox, Cure

Prise 2. Sans aucune arrière pensée…

Donc, ceci n’était pas un met extraordinaire, et ce billet n’était pas une recette. Pas tout à fait. Mais c’est très bon, alors on en reprend, sans aucune pensée au sujet du nombre de calories.

Et même si ce mélange de légumes et de patates et de mayo maison n’est pas une cure de désintoxication, je peux vous garantir que c’est très efficace pour mesure le temps que prend un repas à être digéré. (Ce qui peut être très utile comme information, parce que l’on se pense souvent constipé, ou alors on associe des sensations à certains aliments ou mets mangés quelques heures auparavant, sans vraiment comprendre combien de temps notre système digestif prend pour traiter ce que l’on mange…)

Parce que quand ça passe à « l’autre bout » après 12-36 heures, on le remarque aisément.

Faites-en l’expérience ; vous m’en donnerai des nouvelles.

Crédits images : Sacha Veillette

Conseil d’entraînement – Numéro 4

display-158387_1280Ne négligez pas la technique.

En entraînement pour des sports comme la course à pieds et le triathlon, la technique est aussi importante que l’endurance. En fait, les deux vont de pair.

Dans l’eau, ou l’hydrodynamisme est le facteur critique à la performance, une bonne technique (posture et mouvement) réduit la résistance que le corps rencontre à un point tel qu’il est plus efficace de développer sa technique que sa force musculaire pour aller plus vite et dépenser moins d’énergie.

En vélo et en courant, de bonnes techniques améliorent l’efficacité du mouvement (dépense énergétique moindre pour une vitesse donnée) et réduisent la probabilité de blessure.

Histoire de bien saisir, penser à l’analogie suivante :

Si vous voulez avoir une auto très performante (qui peut aller loin, ou vite, ou les deux), 
vous aurez beau y faire installer un très gros moteur (coeur et muscles très forts) et un très gros réservoir à essence (réserves d’énergie), si vos roues sont carrées (mauvaise technique), le voyage ne sera pas sans heurts et dégâts…

Mais n’ayez crainte : Ce n’est pas si compliqué que ça, la technique. Un bon coach peut vous apprendre…

Crédits image : Pixabay.

Courir nu

Courir, Entraînement, Marathon, Équipement

Photomontage pour être un peu provocateur. Aucun coureur n’a été blessé, ou déshabillé, pour cette image.

Non, il ne s’agit pas de faire un marathon dans un camp de nudistes (quoique je ne serais pas vraiment surpris d’apprendre que ça existe). Ni de vraiment courir nu, bien entendu. Par « courir nu », je veux simplement parler de courir sans tous les artifices modernes qui nous aident à courir, mais qui deviennent aussi un peu trop accaparants.

(Mais je dois avouer que le titre se veut provocateur, histoire d’attirer plus de lecteurs. On verra bien si ça fonctionne…)

Imaginez-vous un peu comment ça se passait quand nos ancêtres couraient après leurs proies dans la savane africaine. Ou encore comment les messagers, à pied, couraient d’un village à l’autre, de l’antiquité à l’âge préindustriel (non, pas tous les messagers étaient transportés par des chevaux). Ou encore comment les coureurs et coureuses d’il y a quelques années à peine faisaient leur « jogging » (OK, sans les survêtements de l’époque, car ça c’était vraiment horrible – on aurait préféré qu’ils et elles soient vraiment nus et nues).

Il y a très peu de temps, et ça semble devenir encore plus prononcé depuis 2-3 ans, que nous courons avec autant de gadgets, certes très utiles, mais des gadgets tout de même. Alors, je nous pose la question, et je tente d’y répondre : de quelles façons peut-on « courir nu », et pourquoi le ferait-on? Voyons un peu :

Courir sans bidule à musique

Pour être davantage à l’écoute de son corps, de son environnement, et parfois de la personne avec qui on court… En fait, peut importe son niveau d’expertise en course à pied, il est fortement recommandé de courir au moins de temps en temps sans écouter de musique afin de mieux entendre le bruit que nous faisons en courant, soit l’impact de nos pas sur le sol, et notre respiration. Ce faisant, on est également plus apte à remarquer les petites choses comme les autos qui risquent de nous happer, les vélos qui arrivent derrière nous et pourraient nous faire sursauter, les gens qui nous disent bonjour, et ainsi de suite. D’ailleurs, c’est pourquoi les entraîneurs recommandent fortement de ne pas écouter de musique en courant, à moins d’être dans un environnement complètement sécuritaire. Le facteur sécurité est très important.

Courir sans bidule GPS

Pour se concentrer sur là où on est, et non le détail de la distance parcourue, et la vitesse à laquelle on va. Même si la plupart des programmes d’entraînement sont conçus en fonction de distances à parcourir, et que les temps de complétion de marathons et demi-marathon sont un sujet très important pour plusieurs coureurs, courir de temps en temps sans regarder son GPS peut nous aider à relaxer un peu.

Courir sans cardio-fréquencemètre (bidule moniteur de pulsations cardiaques)

Pour ne pas trop s’en faire si on n’est pas « dans la bonne zone » ou si on ne pousse pas assez fort cette fois-ci. Ou si on pousse plus que ce qu’on avait prévu. Trop de discipline et trop de science dans l’entraînement font que l’on perd parfois le plaisir qu’on a à s’entraîner. Sans compter qu’à force de focuser sur les chiffres, on risque d’en oublier d’écouter son corps.

Courir sans montre

Pour ne même pas compter le temps, et simplement se concentrer sur le plaisir de courir, sur les sensations qu’on éprouve. On oublie souvent de le faire. Courir sans montre, sans moniteur cardiaque, sans GPS et sans iPod, c’est tellement proche de courir complètement nu comme sensation que ça rend beaucoup de gens très inconfortables.

C’est sans doute un signe qu’on devrait se forcer à le faire de temps en temps.

Quoi encore? Ah, oui, une ou deux choses :

Courir sans souliers

Pour apprendre à courir « correctement », ou simplement pour tenter l’expérience, sur une belle grande pelouse bien moelleuse, ou encore sur une plage, au chaud, près de l’océan (on peut toujours rêver). Pas dans la neige et le froid Canadien en tout cas… quoique j’en connais qui l’ont fait.

Courir vraiment nu

OK, si vous insistez, mais alors sur votre propre tapis roulant, dans le confort de votre foyer, et en portant au moins des souliers, car les tapis roulants, c’est dur sur la plante des pieds. Ce que vous décidez de faire quand personne ne vous regarde, ça ne regarde que vous… Mais je ne vous le recommande pas pour autant. Pourquoi se passer du confort que nous procurent les vêtements?

Tout de même, si quelqu’un entend parler d’un marathon dans un camp de nudistes, laissez-le-moi savoir… Simple curiosité professionnelle, bien entendu.

Courir, Marathon, Équipement, Entraînement

Il fait parfois froid à la fin d’un marathon (comme celui de New York) ; une chance qu’on ne court pas nu…

Crédits images :  Sophie Tremblay-Paquet et Sacha Veillette

Conseil de l’entraîneur – Numéro 3

three-146658_1280Même s’il est parfois tentant d’en faire plus que l’entraînement qui est à l’horaire, parce qu’on se sent bien, ou que l’on pense en être capable, n’en faites rien!

Du moins, pas sans en avoir parlé avec votre entraîneur d’abord.

En faire plus est très rarement une bonne idée. En fait, la meilleure façon de nuire à votre progrès est d’éparpiller vos efforts en poussant trop fort, ou trop longtemps, au mauvais moment. Ou de faire simplement trop de volume et ne pas récupérer suffisamment.

Alors concentrez vous sur les entraînements à l’horaire, et faites confiance au temps et à la persistance; ça portera fruit, et ce sera plus sain à long terme que l’excès.

Les entraîneurs sont là pour vous aider à réussir. Encore faut-il suivre leurs conseils.

Crédits image : Pixabay.