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Vive la différence ! Vivre la différence ! (première partie)

Courir, Triathlon, Course à pied, Entraînement, Santé

Il vaut parfois beaucoup mieux y aller à plusieurs…

Il faut célébrer nos différences!

Par exemple, certains sont des coureurs, d’autres des marcheurs, certains même des triathlètes, et c’est très bien ainsi. Certains ont un talent naturel, d’autres moins, mais tous ont un potentiel d’endurance qu’ils travaillent à développer, alors tout va bien. Certains sont des hommes alors que certaines sont des femmes, mais ça, c’est une autre histoire… sur laquelle je reviendrai dans un autre billet.

Parce qu’aujourd’hui je veux vous parler de différences très importantes qui valent la peine d’être étudiées par les coureurs et coureuses, marcheurs et marcheuses, triathloniens et triathloniennes : il s’agit des différences entre s’entraîner seul (ou seule), et s’entraîner en équipe (ou tout le moins, en groupe).

Pour faciliter la comparaison, j’ai fait classification basée sur certaines phases de l’entraînement quotidien ; bizarrement, ça a des similarités marquées avec les phases d’une saison. Vous pouvez donc interpréter des deux façons… (Ce qui suit est juste un peu en blague, mais sur un fond de vérité tout à fait solide.)

Phase 1: Le lever

Seul, le lever est pénible. On aimerait bien rester au chaud, se reposer davantage, dormir encore un peu.

En équipe, le lever est moins pénible, car on sait qu’on n’est pas seul à devoir le faire. On sait que des gens comptent sur nous, nous attendent, et doivent aussi se tirer de leurs lits douillets…

Phase 2: Commencer

Seul, commencer l’entraînement est très dur. Se mettre en mouvement amène des sensations de muscles raides et d’articulations grinçantes. Ça nous fait parfois penser que nos corps ne sont pas fait pour l’exercice, ce qui est faux.

En équipe, commencer est bien moins difficile puisqu’on peut jaser et se distraire avec ses coéquipiers. On ne songe pas à nos petites raideurs, occupés comme on l’est à se raconter sa semaine d’entraînement ou les derniers potins. Très rapidement, on prend le rythme et ça devient facile. On oublie de songer si on est fait pour ça ou pas, et on y va.

Phase 3: Continuer

Seul, il faut pousser et souffrir en silence, serrer les dents et combattre la tentation d’arrêter plus tôt que prévu. Surtout quand on a bien d’autres choses à faire.

En équipe, on prétend ne pas trouver ça fatigant parce que les autres autour de nous n’ont pas l’air de souffrir. Et deviner quoi : s’en donner l’air contribue à amoindrir les petites souffrances et la fatigue de l’exercice. Tout le monde y gagne. Et puisque les autres y dédient le temps, nous aussi.

Phase 4: Finir

Seul, on termine « enfin! » et on a tendance à aller s’écraser devant la télé, ou à aller faire un roupillon, sans prendre le temps de s’étirer et de manger le combien important repas de récupération tôt après l’entraînement.

En équipe, on se rend à peine compte que l’entraînement tire à sa fin tellement on a pas vu passer le temps. Puis on suit l’exemple en s’étirant, au moins un peu, et souvent en allant prendre un snack de récupération en groupe. On optimise par là même sa récupération.

Conclusion

Donc, en résumé, et de façon très sérieuse, il y a une plusieurs différences importantes entre s’entraîner seul et s’entraîner en équipe. Vive la différence !

Si vous aviez encore besoin de raisons pour vous joindre à une équipe ou un groupe pour vous entraîner, vous voilà servis. Vivez la différence !

Si vous songez à vous entraîner pour un des nombreux événements à venir au cours de l’été, ou encore tôt à l’automne, quelques minutes de recherche sur les groupes actifs dans votre voisinage pourraient rapporter gros.

Et si vous êtes au Saguenay, revenez jeter un coup d’œil ici, car je commencerai bientôt à organiser des sorties de course à pied et de vélo dans ce coin de pays où je m’apprête à aller m’installer…

Courir, Santé, Entraînement, Triathlon, Équipe, Groupe

Même pendant les courses, ça peut être agréable de courir avec un groupe. Comme dans ce cas-ci, où je m’étais trouvé deux accolytes pendant un demi-marathon…

Crédits images : Sacha Veillette et Shipyard Maine Coast Half Marathon.

Conseil d’entraînement – Numéro 4

display-158387_1280Ne négligez pas la technique.

En entraînement pour des sports comme la course à pieds et le triathlon, la technique est aussi importante que l’endurance. En fait, les deux vont de pair.

Dans l’eau, ou l’hydrodynamisme est le facteur critique à la performance, une bonne technique (posture et mouvement) réduit la résistance que le corps rencontre à un point tel qu’il est plus efficace de développer sa technique que sa force musculaire pour aller plus vite et dépenser moins d’énergie.

En vélo et en courant, de bonnes techniques améliorent l’efficacité du mouvement (dépense énergétique moindre pour une vitesse donnée) et réduisent la probabilité de blessure.

Histoire de bien saisir, penser à l’analogie suivante :

Si vous voulez avoir une auto très performante (qui peut aller loin, ou vite, ou les deux), 
vous aurez beau y faire installer un très gros moteur (coeur et muscles très forts) et un très gros réservoir à essence (réserves d’énergie), si vos roues sont carrées (mauvaise technique), le voyage ne sera pas sans heurts et dégâts…

Mais n’ayez crainte : Ce n’est pas si compliqué que ça, la technique. Un bon coach peut vous apprendre…

Crédits image : Pixabay.

Courir nu

Courir, Entraînement, Marathon, Équipement

Photomontage pour être un peu provocateur. Aucun coureur n’a été blessé, ou déshabillé, pour cette image.

Non, il ne s’agit pas de faire un marathon dans un camp de nudistes (quoique je ne serais pas vraiment surpris d’apprendre que ça existe). Ni de vraiment courir nu, bien entendu. Par « courir nu », je veux simplement parler de courir sans tous les artifices modernes qui nous aident à courir, mais qui deviennent aussi un peu trop accaparants.

(Mais je dois avouer que le titre se veut provocateur, histoire d’attirer plus de lecteurs. On verra bien si ça fonctionne…)

Imaginez-vous un peu comment ça se passait quand nos ancêtres couraient après leurs proies dans la savane africaine. Ou encore comment les messagers, à pied, couraient d’un village à l’autre, de l’antiquité à l’âge préindustriel (non, pas tous les messagers étaient transportés par des chevaux). Ou encore comment les coureurs et coureuses d’il y a quelques années à peine faisaient leur « jogging » (OK, sans les survêtements de l’époque, car ça c’était vraiment horrible – on aurait préféré qu’ils et elles soient vraiment nus et nues).

Il y a très peu de temps, et ça semble devenir encore plus prononcé depuis 2-3 ans, que nous courons avec autant de gadgets, certes très utiles, mais des gadgets tout de même. Alors, je nous pose la question, et je tente d’y répondre : de quelles façons peut-on « courir nu », et pourquoi le ferait-on? Voyons un peu :

Courir sans bidule à musique

Pour être davantage à l’écoute de son corps, de son environnement, et parfois de la personne avec qui on court… En fait, peut importe son niveau d’expertise en course à pied, il est fortement recommandé de courir au moins de temps en temps sans écouter de musique afin de mieux entendre le bruit que nous faisons en courant, soit l’impact de nos pas sur le sol, et notre respiration. Ce faisant, on est également plus apte à remarquer les petites choses comme les autos qui risquent de nous happer, les vélos qui arrivent derrière nous et pourraient nous faire sursauter, les gens qui nous disent bonjour, et ainsi de suite. D’ailleurs, c’est pourquoi les entraîneurs recommandent fortement de ne pas écouter de musique en courant, à moins d’être dans un environnement complètement sécuritaire. Le facteur sécurité est très important.

Courir sans bidule GPS

Pour se concentrer sur là où on est, et non le détail de la distance parcourue, et la vitesse à laquelle on va. Même si la plupart des programmes d’entraînement sont conçus en fonction de distances à parcourir, et que les temps de complétion de marathons et demi-marathon sont un sujet très important pour plusieurs coureurs, courir de temps en temps sans regarder son GPS peut nous aider à relaxer un peu.

Courir sans cardio-fréquencemètre (bidule moniteur de pulsations cardiaques)

Pour ne pas trop s’en faire si on n’est pas « dans la bonne zone » ou si on ne pousse pas assez fort cette fois-ci. Ou si on pousse plus que ce qu’on avait prévu. Trop de discipline et trop de science dans l’entraînement font que l’on perd parfois le plaisir qu’on a à s’entraîner. Sans compter qu’à force de focuser sur les chiffres, on risque d’en oublier d’écouter son corps.

Courir sans montre

Pour ne même pas compter le temps, et simplement se concentrer sur le plaisir de courir, sur les sensations qu’on éprouve. On oublie souvent de le faire. Courir sans montre, sans moniteur cardiaque, sans GPS et sans iPod, c’est tellement proche de courir complètement nu comme sensation que ça rend beaucoup de gens très inconfortables.

C’est sans doute un signe qu’on devrait se forcer à le faire de temps en temps.

Quoi encore? Ah, oui, une ou deux choses :

Courir sans souliers

Pour apprendre à courir « correctement », ou simplement pour tenter l’expérience, sur une belle grande pelouse bien moelleuse, ou encore sur une plage, au chaud, près de l’océan (on peut toujours rêver). Pas dans la neige et le froid Canadien en tout cas… quoique j’en connais qui l’ont fait.

Courir vraiment nu

OK, si vous insistez, mais alors sur votre propre tapis roulant, dans le confort de votre foyer, et en portant au moins des souliers, car les tapis roulants, c’est dur sur la plante des pieds. Ce que vous décidez de faire quand personne ne vous regarde, ça ne regarde que vous… Mais je ne vous le recommande pas pour autant. Pourquoi se passer du confort que nous procurent les vêtements?

Tout de même, si quelqu’un entend parler d’un marathon dans un camp de nudistes, laissez-le-moi savoir… Simple curiosité professionnelle, bien entendu.

Courir, Marathon, Équipement, Entraînement

Il fait parfois froid à la fin d’un marathon (comme celui de New York) ; une chance qu’on ne court pas nu…

Crédits images :  Sophie Tremblay-Paquet et Sacha Veillette

Conseil de l’entraîneur – Numéro 3

three-146658_1280Même s’il est parfois tentant d’en faire plus que l’entraînement qui est à l’horaire, parce qu’on se sent bien, ou que l’on pense en être capable, n’en faites rien!

Du moins, pas sans en avoir parlé avec votre entraîneur d’abord.

En faire plus est très rarement une bonne idée. En fait, la meilleure façon de nuire à votre progrès est d’éparpiller vos efforts en poussant trop fort, ou trop longtemps, au mauvais moment. Ou de faire simplement trop de volume et ne pas récupérer suffisamment.

Alors concentrez vous sur les entraînements à l’horaire, et faites confiance au temps et à la persistance; ça portera fruit, et ce sera plus sain à long terme que l’excès.

Les entraîneurs sont là pour vous aider à réussir. Encore faut-il suivre leurs conseils.

Crédits image : Pixabay.

L’important, c’est de finir (mais surtout d’avoir commencé)

Exercice, course à pieds, compétition, entraînement

C’est quoi le plus important, finir ou commencer?

C’est un sujet qui revient fréquemment quand on parle à nos proches ou à des amis de nos activités de course à pieds, de triathlon, de natation, ou de vélo. Puisque le sport est surtout associé à la compétition, comme aux jeux olympiques ou à la télévision montrant le sport dit « professionnel », on se fait demander si on a « gagné la course » ou encore si on est très rapide.

Beaucoup de gens ne peuvent s’imaginer faire de l’activité physique en partie parce que nous avons été élevés à penser « plus vite, plus fort, plus loin » et ainsi de suite. C’est un gros problème quand on veut commencer à courir, en particulier, parce qu’on associe souvent la course à pieds à « courir le plus vite possible ».

En fait, il n’en est rien. Le truc, c’est d’aller au bon rythme pour la distance, ou la durée, que l’on veut parcourir.

Et ça, ça s’apprend.

Puisque la saison de « compétitions » est bien commencée, aujourd’hui j’aimerais particulièrement parler du courage et de la détermination de ceux et celles qui terminent bien à l’arrière du peloton. Qu’il s’agisse de leur premier marathon, demi-marathon, ou triathlon, certains se rendent au fil d’arriver en marchant, parfois bien après la grande majorité des autres participants.

Le temps que ça leur a pris n’est pas important. Le fait qu’ils ont réussi à se rendre l’est bien davantage. Que ces gens y soient arrivés après seulement quelques mois d’entraînement (incluant de longues heures d’entraînement tout compte fait) est un testament à ce que l’on peut accomplir avec de la persévérance, et un refus de se croire limité par la nature. (Ou un refus de se croire limité par ce qu’un prof d’éducation physique ne connaissant pas d’autre philosophie que celle de la victoire leur a inculqué pendant leur jeunesse.)

On dit parfois que faire un marathon, ou un ironman n’est pas à la portée de tout le monde. Je crois qu’il n’en est rien. Il est évident que nous n’avons pas tous et toutes le même physique. Nous ne pouvons pas tous « performer » au même niveau. Mais la leçon pour quiconque regarde passer les participants d’un marathon, par exemple, devrait être que ce que ça prend d’abord et avant tout, c’est de la volonté.

De la volonté pour s’entraîner, de la volonté pour le faire régulièrement, de la volonté pour bien manger et changer certaines habitudes, de la volonté pour ignorer les petits inconforts et les petites douleurs.

Et de la volonté pour continuer même quand on est fatigué, et pour finir même quand presque tout le monde a déjà fini sa journée.

L’important, c’est de finir.

Exercice, entraînement, course à pied, triathlon

L’auteur, à la fin d’un demi-marathon, loin derrière les gagnants (qui ne sont pas les deux autres sur la photo non plus).

Mais, ce disant, on commet encore une petite erreur. Parce qu’en réalité, finir un événement n’est pas la chose la plus importante.

Non, ce qui est encore plus important, c’est d’avoir commencé : Commencé à prendre sa santé assez à coeur pour s’être entraîné, pour avoir fait des semaines, des mois, d’exercice régulier. Puis, finalement, pour s’être pointé sur une ligne de départ avec plein d’autres gens; pas dans l’espoir de gagner, mais simplement pour se tester personnellement. Et pour le plaisir de bouger.

Ce que j’aime le plus comme entraîneur, c’est de voir quelqu’un qui n’y croyait pour ainsi dire pas au début, qui trouvait le premier 30 ou 45 minutes de longue course tellement pénible, ou qui avait peine à faire une longueur de piscine, finir un événement. C’est un accomplissement qui m’impressionne énormément, un dépassement de soi qui continuera de porter fruit longtemps après que les petites douleurs musculaires se seront estompées.

C’est ce qui donne tout son sens à être entraîneur. Pas la performance des premiers, pas la folie de vitesse de ceux qui ont le physique, ou l’habitude de s’entraîner fort depuis leur jeunesse, mais bien la ténacité de ceux et celles qui s’y mette plus tard dans la vie. Et qui se rendent à leurs lignes de départ.

Même si ça leur prend beaucoup plus longtemps à finir, leur coach est toujours très fier d’eux…

Et vous, qu’est-ce que vous attendez pour bouger? Avez-vous peur de ne pas être assez vite? Laissez-le moi savoir.

Et aller voir des courses (pas celles que vous voyez à la télévision); ça pourrait vous faire comprendre ce qui est vraiment important.

Crédits photo : Sophie Tremblay-Paquet

Conseil de l’entraîneur – Numéro 2

number-437918_1280Ne lésinez pas sur l’échauffement.

Il est toujours nécessaire de préparer vos muscles à faire les efforts que vous demanderez d’eux en vous entraînant, mais c’est particulièrement important lorsque vous comptez faire du travail de haute intensité ou de vitesse.

Des muscles mal échauffés au préalable ne sont pas en mesure de fournir les contractions attendues, ou alors le font mais on causant plus de dommage (qui demande donc plus de temps de récupération, ou mène à une blessure si on le fait à répétition).

Prenez votre temps…

Crédits image : Pixabay.

Faire ça à toute heure du jour… ou de la nuit

Courir, Entraînement, Exercise

Vous avez de la difficulté à trouver du temps? Ça peut se faire n’importe-quand…

Il y en a qui font ça tôt le matin, d’autres pendant leur pause de mi-journée au travail, d’autres encore le soir, avant ou après avoir soupé. Certains le font avant d’aller se coucher, et d’autres finalement alors que tout le reste du monde dort.

Avec le besoin de « jongler » les priorités et les activités quotidiennes, le moment choisi par chacun pour s’entraîner varie énormément. Avant que les enfants ne soient levés, une fois qu’ils sont partis à l’école, pendant que papa leur fait faire leurs devoirs, ou maman. Il existe autant de possibilités que d’arrangements familiaux et d’accords négociés. Et ce n’est pas facile à obtenir, que ce soit à la maison ou au boulot. Les discussions rappellent parfois les négociations de paix au Moyen-Orient, alors il n’est pas surprenant que les solutions pour s’entraîner doivent parfois prendre des allures de guérilla ou d’action de commando.

Le principe que les entraîneurs aiment à utiliser est de s’entraîner au moment de la journée qui ressemble le plus possible à celui au cours duquel on prendra part à un événement. Donc si on s’attend à faire un triathlon très matinal, il vaut mieux s’entraîner le matin très tôt. Un demi-marathon en milieu de matinée, eh bien on devrait sortir à ce moment de la journée.

Ça ne cadre pas toujours très bien avec la réalité de l’entraînement. Alors que faire ?

Deux solutions viennent à l’esprit : La première, de simplement s’entraîner quand on peut, et faire de son mieux le jour de l’événement. La seconde, de se trouver un événement qui cadre avec le moment de la journée au cours duquel on s’entraîne normalement.

De nos jours, il existe tellement d’événements, une telle diversité en fait, qu’il est possible de « trouver chaussure à son pied » (ce qui en soit est une bonne idée pour des coureurs, non ?). Prenez par exemple le demi-marathon Wine and Dine de Disney. Il s’agit d’une course populaire qui commence au moment des fameux feux d’artifice du soir au parc d’attractions, alors que les visiteurs ordinaires quittent, et qui se poursuit jusqu’aux petites heures de la nuit en passant à travers plusieurs des parcs thématiques, pour se terminer avec un banquet et du vin.

Ce genre d’événement est de plus en plus populaire. Par exemple, il y a aussi une course à Las Végas en pleine nuit. Donc plus d’excuses. (Ceci n’est pas une recommandation d’aller à Las Vegas, en passant. Ou à Disney. Ce ne sont que des exemples. Je ne touche aucune commission sur des voyages, ni ne suit responsable de ce que quelqu’un pourrait faire d’autre à Las Vegas…)

Un bon nombre de participants de ce genre d’événement devront en fait s’adapter à commencer à courir à 22:00 (10 heures le soir) et finir aux petites heures du matin. Mais pour certains, c’est sans doute ce qu’ils doivent faire au quotidien, alors l’expérience pourrait servir.

Si vous êtes davantage du genre « milieu de journée », sachez que les plus grands marathons (Boston, New York, d’expérience personnelle) souffrent d’une logistique tellement lourde qu’on a beau devoir se lever bien avant le soleil, on ne commence à courir que tard dans la matinée. Alors ceux et celles qui ont l’habitude d’être debout depuis plusieurs heures avant de courir peuvent s’en trouver avantagés.

Ne vous en faites pas trop sur le moment de la journée où vous pouvez vous entraîner ; l’important, c’est d’abord et avant tout de le faire.

Se trouver un événement stimulant à faire, et qui concorde bien avec nos habitude est de plus en plus facile. Alors plus vraiment d’excuses de ce côté-là.

Ça prend juste du gros bon sens, et quelques talents de négociation, pour trouver le moment opportun. Et de garder bien en tête que c’est pour son bien, parce que c’est la meilleure façon d’améliorer nos chances d’avoir une longue vie active.

Natation, Triathlon, Compétition, Exercise, Entraînement

Quelques événements demandent définitivement d’être debout tôt.

Crédits images : Sacha Veillette ou indiqué sur la photo…

Conseil de l’entraîneur – Numéro 1

Bon, on commence « les vrais affaires » là là…Entraînement, Exercise, Conseils

Bien s’entraîner, ce n’est pas d’en faire le plus possible, c’est de bien faire ce qu’on a à faire.

L’entraînement fonctionne sur le principe de fournir un stress au corps, et de le laisser récupérer pour se reconstruire afin d’être capable de gérer mieux ce genre de stress la prochaine fois.

Donc, par exemple, courir un peu plus longtemps ou un peu plus vite à chaque sortie, de sorte à ce que notre corps s’adapte.

Mais la clé, ou la clef si comme moi vous préférez, ce n’est pas d’en faire énormément (l’erreur que plusieurs commettent, surtout sans entraîneur pour les guider), mais de bien de se soumettre au bon genre de stress. Et de se donner le temps de récupérer.

De plus, il est difficile de s’adapter à plusieurs types de stress en même temps, d’où une périodisation des entraînements au cours d’une année.

Songez-y la prochaine fois que vous aurez envie d’en faire plus. Ou de faire toujours le même genre d’entraînement. Il y a un point où vous ne faites pas de progrès et risquez en fait de vous blesser (ou tout au moins de ne pas progresser aussi rapidement que serait possible)…

Crédits image : Pixabay.

Conseil de l’entraîneur – Numéro 0

Conseils, Entraînement

Oui, oui, c’est bel et bien le numéro 0.

Donc celui qui vient avant le numéro 1. Avant tout, en fait.

Le voici donc :

Il faut être patient.

L’endurance, la bonne forme physique, le genre de performance dont on rêve ou tout autre objectif que l’on puisse avoir, ça ne vient pas d’un coup, et ça ne vient pas facilement.

Voilà, c’est aussi simple que ça. La majorité des conseils de l’entraîneur le seront…

Crédits image : Pixabay.

Comment mesure-t-on le succès ?

Que ce soit à la course à pied, ou à tout autre sport mesuré en temps, le succès n'est pas qu'une question de gagner.

Que ce soit à la course à pied, ou à tout autre sport mesuré en temps, le succès n’est pas qu’une question de gagner.

Comment mesure-t-on le succès des athlètes en course à pied, cyclisme, ski de fond, natation, ou encore triathlon (et bien d’autres encore) ? Vous allez me dire : C’est très simple, il (ou elle) gagne une course, voyons !

Et en effet, s’il existe bien un domaine où mesurer le succès, la performance, peut sembler sans équivoque, c’est bien dans les sports mesurés en temps. (Laissons entièrement de côté l’idée, saugrenue je l’avoue, d’ajouter des juges de style pour évaluer la forme et la technique, et le penchant artistique, des coureurs ; d’autres sports très agréables à regarder s’en servent déjà, au plaisir de ceux et celles qui aiment argumenter au sujet de telles choses.)

Mais est-ce là bien la seule façon de mesurer le succès d’une personne faisant ce genre de sport ? Permettez-moi d’en douter, puisqu’il n’y a, après tout, qu’un seul gagnant et une seule gagnante à chaque course, ce qui fait du reste des gens des losers. Notre société est déjà bien assez compétitive comme ça…

Alors quoi d’autre? Voici quelques pistes de réponse :

Pourquoi pas le dépassement de soi ? S’entraîner régulièrement, faire des sacrifices en temps et en ressources pour se mettre en forme, puis arriver à aller plus loin et/ou plus longtemps qu’avant, voilà déjà un très beau succès valant la peine d’être célébré. Qui se doit d’être célébré, en fait.

Et que dire de parcourir une certaine distance et de battre son propre temps ? Constater, et mesurer sans doute possible, une amélioration de sa performance, c’est aussi un bel exemple de succès comme athlète. Mieux encore, si on commence tranquillement, on peut se battre de la sorte à maintes et maintes reprises…

Pour un grand nombre d’athlètes amateurs, il semble exister des temps, entièrement arbitraires, à battre : à la course à pied, par exemple, un demi-marathon en moins de 2 heures, un marathon en moins de 4, etc. Ce sont de bons objectifs… entièrement objectifs. Ça peut donner un contexte un peu plus amical aux compétitions, au contraire de gagner ou perdre. Tant qu’on demeure raisonnable sur l’objectif à atteindre, on peut se faire un brin de compétition personnelle et avec ses ami(e)s athlètes.

Pour les marathoniens, pour revenir à cet exemple, il y a bien entendu la hantise de se qualifier pour Boston. Oui, je dis bien « hantise » parce que ça fait peur, et ça peut devenir un lourd poids au quotidien. C’est un objectif personnel et une badge d’honneur qui n’est pas accessible à tous. On commence parfois sur cette route pour de bonnes raisons (voir plus haut, le dépassement de soi) et on se retrouve dans le fossé du stress de la performance. Mais ce n’est pas une question de battre les autres, alors c’est tout à fait valable, surtout si on le fait bien.

Ce qui m’amène à vous parler de ce qui, pour moi, est la meilleure mesure du succès d’un coureur : L’amélioration de soi-même en tant qu’être humain.

Prenons par exemple une amie qui vient tout juste de courir Boston (pour la deuxième fois). Oui, elle s’est entraînée fort et longtemps avant d’y parvenir, et elle a souffert pour arriver à son objectif (et peut-être fait souffrir ses proches un peu, ce faisant), mais en tant que personne, la course à pied lui a apporté énormément. En tant que personne, elle s’en trouve augmentée, autant dans sa santé que dans sa capacité de faire du bien autour d’elle.

Et, plus important encore, elle se sert de cette énergie à de bonnes fins, dans son cas principalement en aidant une organisation comme Team in Training, un mouvement servant une cause plus grande encore, soit de lutter contre les cancers du sang.

Quand elle s’est qualifiée la première fois pour courir Boston, alors que je lui servait de pacer, elle n’a pas gagné le marathon d’Ottawa, mais elle s’est dépassée. À Boston, elle n’a pas gagné non plus, mais plus elle coure, plus elle donne autour d’elle.

Alors, oubliez les névrosé(e)s de la performance, du « gagner à tout prix », et laissez-les faire leurs compétitions et rendre tout le monde autour d’eux (et d’elles) fou à force d’écouter leurs frustrations au sujet du manque de vitesse ou d’avoir raté leur objectif de quelques secondes. Bougez, bougez, et bougez encore, et poursuivez des objectifs, et/ou faites-le pour des causes qui en valent vraiment la peine.

Crédits photo : Pixabay